L'ONU va agir en médiateur en Irak

IRAK Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, l’assure...

D'après AFP

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La plupart des joueurs de l'équipe irakienne de football, arrivés vendredi à Bagdad pour célébrer leur succès en Coupe d'Asie, ont quitté l'Irak samedi, après une visite de moins de 24 heures, a-t-on appris auprès de la fédération nationale de football.
La plupart des joueurs de l'équipe irakienne de football, arrivés vendredi à Bagdad pour célébrer leur succès en Coupe d'Asie, ont quitté l'Irak samedi, après une visite de moins de 24 heures, a-t-on appris auprès de la fédération nationale de football. — Ali al-Saadi AFP
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a indiqué vendredi que l'ONU jouerait désormais en Irak un rôle de médiateur afin de promouvoir le dialogue, à la fois en interne entre les différents partis irakiens et en externe avec les pays voisins.

Parlant à la presse après l'adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 1770, qui charge d'un rôle accru la Mission d'assistance des Nations unies en Irak (Manui), Ban Ki-moon a répondu par l'affirmative à la question de savoir si l'ONU agirait «en qualité de médiateur».

«Encourager le dialogue»

«Oui, ma réponse est oui», a-t-il dit. «Promouvoir et encourager le dialogue politique entre les différentes factions et les groupes religieux et ethniques, ce sera l'un des domaines importants dans lesquels les Nations unies seront engagées».

Il a par ailleurs émis l'espoir que «la session annuelle de l'Assemblée générale (de l'ONU) en septembre fournira une autre occasion d'avoir une réunion ministérielle des pays de la région.»

Plus de personnels?

Le chef de l'ONU a affirmé n'avoir pas encore pris de décision quant à une éventuelle hausse du nombre des personnels internationaux de l'ONU autorisés à résider en territoire irakien, idée qui se heurte à l'hostilité du personnel de l'ONU.

Ce nombre est aujourd'hui limité à 65 sur les quelques 300 employés internationaux de la Manui, les autres étant en Jordanie ou au Koweit. L'adjoint de Ban Ki-moon pour les affaires politiques, Lynn Pascoe, avait indiqué que ce plafond pourrait passer à 95 personnes. Ce plafonnement avait été décidé pour raisons de sécurité après l'attentat d'août 2003 contre le quartier général de l'ONU à Bagdad qui avait coûté la vie à 22 personnes, dont le représentant spécial du secrétaire général, le Brésilien Sergio Vieira de Mello.

Depuis l'attentat, le personnel de l'ONU demeure très préoccupé par l'insécurité en Irak. Mardi, le syndicat du personnel a adopté à l'unanimité une motion demandant à Ban Ki-moon de «ne pas déployer de personnels supplémentaires en Irak et d'en retirer ceux qui sont basés à Bagdad, jusqu'à ce que les conditions de sécurité s'améliorent».