Un franco-américain se rend à la gendarmerie pour avouer un meurtre aux Etats-Unis

FAITS DIVERS Il aurait tué un dermatologue à Chicago…

D'après AFP

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Un homme de nationalité française, mais né aux Etats-Unis où il a toujours résidé, s'est présenté spontanément lundi dernier à la brigade de gendarmerie de Saint-Martin pour y avouer un meurtre commis aux Etats-Unis le 24 octobre 2006.

L'homme, dont l'identité n'a pas été révélée, a communiqué aux gendarmes tous les détails du meurtre horrible d'un médecin dermatologue qu'il s'accusait d'avoir commis à Chicago le 24 octobre 2006, «en prétextant une vengeance suite à une erreur médicale», selon la gendarmerie.

Demande d’extradition

«Vérifications faites auprès des autorités américaines, il ressort que les faits sont avérés et que l'auteur est toujours recherché dans ce pays», précise la gendarmerie. Le meurtrier présumé a été placé sous écrou extraditionnel en Guadeloupe, où il a été transféré, et une demande d'extradition a déjà été formulée par les autorités américaines.

Selon ses déclarations, le meurtrier avait décidé de se venger d'un médecin dermatologue qui l'avait soigné quelques années plus tôt en lui laissant, selon lui, de graves séquelles parmi lesquelles une impuissance sexuelle. En octobre 2006, il avait pris rendez-vous sous un faux nom, s'arrangeant pour se retrouver seul avec le médecin.

Chalumeau

Il l'aurait alors, selon ses déclarations aux gendarmes, immobilisé avant d'entreprendre de lui couper les mains et les pieds et de tenter d'en cautériser les plaies avec le chalumeau dont il s'était muni pour la circonstance. Mais la victime n'ayant jamais cessé de se débattre, son tortionnaire l'avait alors achevé en la frappant à de multiples reprises avec un couteau.

Se rappelant, selon lui, que sa mère était française et qu'il pouvait se prévaloir de la double nationalité française et américaine, le meurtrier présumé s'était ensuite fait établir des papiers français avec lesquels il avait pu se rendre à Saint-Martin, où il s'était installé dans la partie française de l'île franco-néerlandaise.

Prime

Il a affirmé qu'il espérait ainsi, en se rendant à la justice française, échapper à une quasi-certaine condamnation à la peine de mort par un tribunal américain. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Basse-Terre, dont relève la collectivité d'outre-mer (COM) de Saint-Martin. «Notre justice est compétente pour tous les crimes commis par ses nationaux, quel que soit le lieu où ils ont été perpétrés», a indiqué vendredi le substitut du procureur de la République de Basse-Terre, Renaud Gaudeul.

Une prime importante était promise, aux Etats-Unis, pour tous renseignements permettant l'arrestation du meurtrier du médecin dermatologue. Les gendarmes français semblent avoir peu de chances de la percevoir.