Incendie sur une plateforme pétrolière: il y aurait «de nombreux morts»

AZERBAIDJAN Les secours étaient toujours à la recherche d'au moins 29 personnes, après la catastrophe s'est produite en mer Caspienne...

20 Minutes avec AFP
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Des plateformes pétrolières en Azerbaïdjan (illustration).
Des plateformes pétrolières en Azerbaïdjan (illustration). — Dmitry Beliakov / Rex F/REX/SIPA

Une journée de deuil national a été décrétée pour ce dimanche en Azerbaïdjan, après la catastrophe qui s’est produite sur une plateforme pétrolière. Deux jours après le début du sinistre, 29 employés étaient toujours portés disparus en mer Caspienne et les autorités faisaient état de « nombreux morts ».

Une tempête a endommagé une conduite de gaz vendredi sur la plateforme numéro 10 de la section Guneshli du gisement d’hydrocarbures en eaux profondes Azeri-Chiraq-Guneshli, exploitée dans le sud de la mer Caspienne par la compagnie publique azerbaïdjanaise Socar. L’accident a provoqué un violent incendie, les images aériennes montrant des flammes de plusieurs dizaines de mètres de haut.

Les secouristes ont réussi à évacuer 33 employés de la plateforme qui s’étaient réfugiés dans des canots de sauvetage suspendus à dix mètres au-dessus du niveau de la mer.

Un canot est tombé de la plateforme

L’un des canots s’est détaché, tombant dans la mer démontée, et n’a depuis pas été retrouvé. Selon la compagnie Socar, ses occupants portaient des gilets de sauvetage et certains ont pu être récupérés loin de la plateforme.

Le ministère des Situations d’urgence, dans un communiqué conjoint avec Socar, dimanche, a confirmé le décès d’une personne. les autorités ont déjà prévenu que le bilan allait s’alourdir, ce qui pourrait faire de la catastrophe l’une des pires touchant l’industrie pétrolière de ces 40 dernières années.

Onze hélicoptères étaient engagés dans les recherches pour localiser le canot de sauvetage qui pourrait avoir dérivé hors des eaux azerbaïdjanaises.

L’incendie faisait toujours rage ce dimanche, mais Socar a indiqué espérer l’éteindre d’ici à la fin de la journée.