Fusillade en Californie: Le FBI enquête désormais sur un «acte terroriste»

MONDE En revanche, rien n’indique que les tueurs aient fait partie d’une cellule, selon les autorités...

Philippe Berry

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Des hommes du SWAT déployés sur le site de la fusillade, à San Bernardino ( Etats-Unis), le 2 décembre 2015.
Des hommes du SWAT déployés sur le site de la fusillade, à San Bernardino ( Etats-Unis), le 2 décembre 2015. — Micah Escamilla/AP/SIPA

Le mot est lâché. « Nous enquêtons désormais sur ces faits horribles dans l’hypothèse d’un acte terroriste. Nous avons des preuves montrant qu'(ils) avaient fait l’objet d’une minutieuse préparation », a annoncé David Bowdich, un responsable de l’antenne du FBI à Los Angeles, 48 heures après la fusillade de San Bernardino, qui a fait 14 morts et 21 blessés.

Un peu plus tôt, vendredi, CNN avait annoncé que Tashfeen Malik, la compagne de Syed Farook, aurait prêté allégeance à Daesh sur Facebook avant l’attaque. Le couple aurait tenté de détruire des ordinateurs et des clés-USB afin de couvrir ses traces. Au total, les autorités ont retrouvé, à leur domicile et dans le véhicule loué, 12 engins explosifs artisanaux et environ 5.000 munitions, ce qui alimente les spéculations sur des projets d’une attaque de plus grande ampleur qui auraient pu être modifiés par la dispute entre Farook et des collègues lors du repas de Noël. Le FBI a par ailleurs affirmé que rien n’indique que les tueurs aient fait partie d’une cellule.

« Des supporteurs », pas des combattants, selon Daesh

L’organisation djihadiste, de son côté, n’a pas revendiqué l’attaque. Daesh a annoncé via son bras médiatique Amaq que la tuerie avait été menée par des « supporteurs ». Lors des attentats de Paris, le groupe avait employé le terme de « combattants ».

La famille de Syed Farook, elle, se dit « sous le choc » et ne comprend pas comment le jeune musulman de 28 ans d’origine pakistanaise, né aux Etats-Unis et parfaitement intégré, a pu se radicaliser. L’enquête se penche sur sa compagne, une Pakistanaise de 27 ans qu’il avait rencontrée sur Internet. Le couple s’était ensuite marié en Arabie Saoudite lors du pèlerinage de La Mecque, en 2013, avant de devenir parents d’une petite fille. Aucun n’était fiché comme suspect potentiel sur les listes du terrorisme.