Nuclaire iranien: Téhéran a cherché à obtenir la bombe avant 2003

ENQUËTE Mais depuis 2009, il n’y a « pas d’information crédible » sur la poursuite de ces recherches selon l’Agence internationale de l’énergie atomique…

20 Minutes avec AFP

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Le président iranien Hassan Rohani en visite dans une centrale nucléaire à Bushehr, dans le sud du pays.
Le président iranien Hassan Rohani en visite dans une centrale nucléaire à Bushehr, dans le sud du pays. — Mohammad Berno/AP/SIPA

C’est le fruit d’une enquête de plusieurs années. Avant 2003, l’Iran a mené une série de travaux pour se doter de l’arme atomique, estime l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dans un rapport publié ce mercredi à Vienne. Depuis 2009, l’agence n’a trouvé aucune indication « crédible » suggérant la poursuite de telles activités.

« Pas d’information crédible » sur leur poursuite après 2009

« L’Agence estime qu’une série d’activités liées au développement d’un engin explosif nucléaire ont été menées avant fin 2003 dans le cadre d’efforts coordonnés », souligne-t-elle. « Ces activités n’ont pas dépassé le stade d’études de faisabilité et scientifiques, et l’acquisition de certaines compétences et capacités techniques », notent les experts de l’agence. Si « certaines » activités suspectes se sont poursuivies après 2003, « l’Agence n’a pas d’information crédible » sur leur poursuite après 2009.

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Ce document doit être examiné le 15 décembre prochain par les gouverneurs de l’agence, comme le prévoit l’accord sur le nucléaire iranien conclu en juillet dernier entre Téhéran et les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne), pour mettre un terme à plus de treize ans de froid diplomatique.

L’AIEA soupçonnait depuis plusieurs années l’Iran de tenter de militariser son programme nucléaire, ce que Téhéran a toujours démenti.

L’accord sur le nucléaire signé en juillet

L’agence doit remettre dans les prochaines semaines ou dans les prochains mois un autre rapport, concernant le respect par Téhéran de ses engagements préliminaires à l’application de l’accord sur le nucléaire, préalable à la levée des sanctions pesant contre l’Iran.