Etats-Unis: New York s'attaque à l'excès de sel dans les assiettes des restaurants

SANTE Les chaînes de restaurants possédant au moins 15 succursales aux Etats-Unis devront désormais apposer un logo pour signaler des plats trop salés...

20 Minutes avec agences

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Le pain fait partie des aliments contenant le plus de sel
Le pain fait partie des aliments contenant le plus de sel — SIERAKOVSKI / ISOPIX / SIPA

La ville de New York poursuit son combat contre la malbouffe. A compter du 1er mars 2016, les chaînes de restaurants possédant au moins 15 succursales aux Etats-Unis devront informer leurs clients d’une présence excessive de sel dans leurs assiettes.

Elles risqueront une amende de 200 dollars si elles n’apposent pas, sur leur carte, un logo en forme de salière sur fond noir, à côté des plats contenant plus de 2,3 grammes de sodium (l’apport maximum quotidien recommandé). Une première aux Etats-Unis.

Certains restaurants l’ont déjà mis en place

« Les restaurants deviennent un endroit où il est difficile de limiter la quantité de sodium dans notre régime alimentaire pour ceux qui le souhaitent, observe le docteur Sonia Angell commissaire adjointe en charge de la prévention et des premiers soins au sein du département de la Santé de New York. La grande majorité du sodium que nous mangeons ne vient pas du sel que nous rajoutons à table ou lorsque nous cuisinons, mais du sel déjà contenu dans les aliments transformés et conditionnés industriellement. »

Du côté des établissements concernés, la mesure semble être accueillie favorablement. Dans certains restaurants de la chaîne Applebee’s, la signalétique est déjà installée depuis un mois. « Nous voulons que les gens aient autant d’informations que nécessaire pour décider en connaissance de cause lorsqu’ils mangent dans nos restaurants », commente ainsi Zane Tankel, directeur général d’Apple-Metro, qui possède plusieurs restaurants franchisés de l’enseigne Applebee’s à New York.

Une lutte amorcée par l’ancien maire Michael Bloomberg

La lutte contre la malbouffe a été amorcée par Michael Bloomberg, maire de New York entre 2002 et 2013.

En 2006, la ville avait ainsi banni les acides gras trans des mêmes chaînes de restaurants et de café. A la suite de cette mesure, l’autorité américaine de sûreté alimentaire et pharmaceutique (Food and Drug Administration), avait invité, en juin dernier, l’ensemble de l’industrie agroalimentaire à cesser de les utiliser dans les trois ans.

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En 2008, New York est également devenue la première ville du pays où les chaînes de restaurants sont obligées d’afficher les calories contenues dans chaque menu. Cette mesure sera d’ailleurs élargie à tout le pays à compter du 1er décembre 2016.

Michael Bloomberg avait aussi tenté de limiter à 16 onces par client, soit un peu moins d’un demi-litre, la quantité maximum de boisson sucrée qui pouvait être servie à New York. Mais à l’issue d’une bataille de deux ans, la justice avait invalidé cette mesure.