Crash d'AirAsia en Indonésie: Une pièce défectueuse de l'A320 en cause

AERIEN En décembre dernier, un A320 de la compagnie AirAsia s'était abîmé en mer de Java, faisant plus de 160 morts...

N.Bg. avec AFP

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La carcasse du vol AirAsia s'étant abîmé en mer de Java en décembre 2014.
La carcasse du vol AirAsia s'étant abîmé en mer de Java en décembre 2014. — Dita Alangkara/AP/SIPA

On a trouvé le coupable. L’accident de l’avion d’AirAsia en Indonésie qui s’était abîmé en mer de Java en décembre dernier en faisant 162 morts a été causé principalement par une pièce défectueuse de l’Airbus A320-200, ont indiqué ce mardi les enquêteurs indonésiens dans leur rapport final.

Des problèmes répétés dus au système de commande du gouvernail ont conduit les pilotes à débrancher le pilote automatique par très mauvais temps pour remédier à la situation, avant de perdre le contrôle de l’appareil, a indiqué le Comité national de la sécurité des transports.

Alarmes multiples

Selon le rapport final, le pilote automatique a été débranché en raison des systèmes d’alarme répétés qui ont été déclenchés par une fissure dans une soudure sur le système de la gouverne de direction -qui aide à contrôler les mouvements du gouvernail. Au quatrième signal d’alarme, les pilotes ont déclenché les disjoncteurs sur une partie du système de contrôle pour essayer de le relancer. Cette manoeuvre a débranché le pilote automatique, après quoi l’avion a commencé à perdre la stabilité, selon le rapport.

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« Les actions suivantes de l’équipage ont rendu l’avion incontrôlable », ce qui a entraîné un « décrochage prolongé » de l’appareil ne permettant plus à l’équipage de le redresser, explique le rapport. L’Airbus A320-200 qui avait décollé de la ville indonésienne de Surabaya pour Singapour a disparu des écrans radars environ une demi-heure plus tard, après avoir demandé à prendre de l’altitude en raison de conditions météo très difficiles.

Ascension brutale et anormale de l’appareil

L’analyse des enregistreurs de vol, retrouvés dans des débris de l’appareil, a montré que l’Airbus avait effectué une ascension extrêmement brutale, tout à fait anormale pour un avion de ligne, avant de décrocher et de s’abîmer en mer.

L’accident s’est produit dans la zone du pot-au-noir, une ceinture entourant la Terre près de l’Equateur où convergent des masses d’air chaudes et humides anticycloniques, particulièrement redoutée en raison de sa grande instabilité météorologique.

L’Indonésie a un piètre bilan en matière de sécurité aérienne. En août, un avion de ligne s’est abîmé dans les montagnes de Papouasie, tuant ses 54 occupants. Et fin juin, un appareil de l’armée de l’air indonésienne qui transportait des membres de familles de militaires et des civils s’était écrasé sur un quartier de la ville de Medan, faisant 142 morts, parmi lesquels une vingtaine d’habitants.