Bangladesh: Daesh revendique l'attaque contre une mosquée chiite

TERRORISME Les assaillants avaient ouvert le feu sur les fidèles de la mosquée de Shibganj, au nord de Dacca...

20 Minutes avec AFP

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Un homme blessé après l'attaque d'une mosquée chiite au Bangladesh le 26 novembre 2015.
Un homme blessé après l'attaque d'une mosquée chiite au Bangladesh le 26 novembre 2015. — AP/SIPA

Daesh s'en prend à une mosquée chiite du Bangladesh. L'organisation Etat islamique (EI) a revendiqué la fusillade contre une mosquée chiite (un mort, trois blessés) de jeudi dans le nord du Bangladesh, a annoncé vendredi le réseau de surveillance américain des sites islamistes (SITE).

Les assaillants avaient ouvert le feu sur les fidèles de la mosquée de Shibganj, à 125 km au nord de Dacca, réunis pour la prière du soir.

Daesh revendique une série de violences

La télévision a diffusé des images de vitres brisées et de sang sur le sol de cette mosquée pourtant placée sous haute sécurité. Le muezzin de la mosquée a été tué et trois fidèles blessés dans cette fusillade, rare attaque contre la minorité chiite dans ce pays à majorité sunnite. Selon SITE, l'EI a revendiqué cette attaque dans un message sur Twitter.

Les autorités du Bangladesh assurent régulièrement que l'organisation djihadiste n'est pas présente dans le pays mais l'EI a revendiqué une série de violences commises ce mois-ci, dont l'agression par balle d'un prêtre italien grièvement blessé et la mort du responsable d'un lieu de culte soufi.

Au lendemain de la mort d'un islamiste tué par la police

Les mesures de sécurité ont été renforcées au Bangladesh après la pendaison dimanche de deux dirigeants de l'opposition pour leur participation à des crimes de guerre lors du conflit pour l'indépendance en 1971. «Deux sunnites de la région sont interrogés sur cette fusillade», a dit le chef de la police de Shibganj, Ahsan Habib, vendredi, précisant qu'il n'y avait pas eu d'arrestation formelle.

Cette attaque est survenue au lendemain de la mort d'un islamiste tué par la police. Cet islamiste, membre d'une organisation interdite, était soupçonné d'avoir lancé des grenades sur le principal lieu de culte chiite à Dacca en octobre, lors d'une attaque qui avait fait deux morts.