VIDEO. Attentats à Paris: Cazeneuve et la DGSE démentent avoir été informés d'une attaque

TERRORISME Le « Petit journal » affirme que la DGSE aurait intercepté une conversation de Hasna Aitboulahcen la veille des attentats…

M.C. avec AFP

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Capture d'écran d'une vidéo du Parisien montrant Hasna Ait Boulahcen, la jeune femme soupçonnée de s'être fait exploser à Saint-Denis.
Capture d'écran d'une vidéo du Parisien montrant Hasna Ait Boulahcen, la jeune femme soupçonnée de s'être fait exploser à Saint-Denis. — Le Parisien

La France aurait-elle disposé d’informations sur l’imminence d’un attentat avant le 13 novembre ? Non, a répondu Bernard Cazeneuve jeudi soir, démentant une information du Petit journal. Lors de l’émission de France 2 Des paroles et des actes, le ministre de l’Intérieur a affirmé : « La seule information dont nous avons disposé concernant le mouvement de ces terroristes nous est parvenue au lendemain des attentats, de la part d’un service étranger hors Union européenne ».

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Après les attaques qui ont fait 130 morts à Paris, « il nous est parvenu une information, et une seule, que ces terroristes étaient passés par la Grèce il y a de cela quelques semaines », a-t-il dit. Après les attentats, les enquêteurs ont localisé dans un appartement de Saint-Denis, dans la proche banlieue nord de Paris, leur organisateur présumé, le Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, djihadiste notoire revenu de Syrie au nez et à la barbe des services de police et de renseignements. Celui-ci a été tué dans un assaut des policiers d’élite du Raid le matin du 18 novembre, de même de sa cousine Hasna Aitboulahcen qui, malgré elle, avait conduit la police jusqu’à lui.

Canal +, dans son émission Le Petit Journal, indiquait jeudi soir que les services français de renseignements extérieurs (DGSE) avaient intercepté le 12 novembre un appel d’Hasna Aitboulahcen vers un correspondant en Syrie à qui elle confiait son intention de commettre un attentat en France.

Selon le journaliste Azzeddine Ahmed-Chaouch, la DGSE aurait informé le jour même les services de renseignements intérieurs de la menace. Pour « évaluer le danger potentiel d’Hasna Aitboulahcen », un rendez-vous aurait alors été fixé… au 16 novembre, trois jours après les attentats de Paris. Une information qui aurait été confirmée au journaliste par le ministère de l’Intérieur. Cette information n’est « pas vraie », « c’est faux », a cependant affirmé Bernard Cazeneuve sur France 2.

Second camouflet pour Le Petit Journal ce vendredi: la DGSE a également démenti, dans un communiqué, « l’information selon laquelle elle aurait intercepté le jeudi 12 novembre, la veille des attentats, une communication entre Hasna Aitboulahcen et un correspondant en Syrie indiquant l’imminence des attentats de Paris ».