Les services de renseignements belges avaient repéré les frères Abdeslam, Abaaoud et Abrini

TERRORISME Ces services de renseignements belges avaient inscrit ces terroristes sur une liste de radicalisés en juin 2015…

A.-L.B. avec AFP

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Photo d'Abdelhamid Abaaoud, en Syrie
Photo d'Abdelhamid Abaaoud, en Syrie — SIPA

Abdelhamid Abaaoud, Brahim et Salah Abdeslam et Mohamed Abrini étaient dans le viseur des renseignements belges avant les attentats du 13 novembre à Paris. Ces services avaient établi une liste de 85 personnes «radicalisées» et l’avait transmise à la commune de Molenbeek, a-t-on appris ce jeudi des autorités locales.

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«Je confirme qu'il figuraient sur la liste transmise en juin 2015 par l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam) à la bourgmestre (maire) de Molenbeek et au chef de corps (de la police locale)», a déclaré à l'AFP une source proche des autorités communale ayant requis l'anonymat.

But de diminuer les départs vers la Syrie

L'organisateur présumé des attaques dans la capitale, le belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud, y figurait comme «radicalisé, parti en Syrie». Brahim Abdeslam, un Français résidant en Belgique, et son frère Salah, 26 ans, y figuraient eux comme étant «radicalisés, appartenant à la mouvance islamiste», selon la même source.

Mohamed Abrini, 30 ans, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, était quant à lui répertorié dans la catégorie «présumé (parti) en Syrie et présumé de retour».

Cette liste de radicalisés a été constituée après le démantèlement d'une cellule djihadiste en janvier 2015 à Verviers, en Belgique. Des listes similaires ont été envoyées à d'autres communes belges. «Le but était de tenter de diminuer le nombre de départs, par exemple en retirant les passeports ou en rayant les gens des registres de population, ce qui a pour conséquence de les priver de toute aide sociale», a précisé une source.