Coalition anti-Daesh: Hollande à Moscou pour convaincre Poutine

DIPLOMATIE Le président reçoit Mateo Renzi avant de s’envoler pour Moscou…

20 Minutes avec AFP

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François Hollande le 24 novembre 2015 à Washington
François Hollande le 24 novembre 2015 à Washington — Ron Sachs/NEWSCOM/SIPA

LE MOT DE NICOLAS HULOT

Au-delà de toute considération politique, juste saluer l'énergie et le sang froid du président. Souhaiter par ailleurs que l'urgence sécuritaire plutôt que de nous détourner des objectifs de la COP21 oblige plus encore les chefs d'Etat à plus d'ambitions. Paris n'est pas simplement un sommet pour le climat, c'est aussi un sommet pour la paix. 

François Hollande passe à l’étape suivante dans la guerre contre Daesh. Le Président poursuit jeudi son marathon diplomatique en vue d’une coalition élargie anti-Daesh en se rendant à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine et en recevant l’Italien Mateo Renzi, une démarche mise à mal par les tensions russo-turques même si l’heure est à la désescalade.

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Le chef de l’Etat français, après avoir rencontré depuis le début de la semaine David Cameron, Barack Obama et Angela Merkel, reçoit jeudi matin le président du Conseil italien Mateo Renzi avant de s’envoler pour la capitale russe où il s’entretiendra avec Vladimir Poutine.

Un pilote russe tué après le crash de l’avion SU-24

La coordination de la lutte contre l’organisation djihadiste EI, qui a revendiqué mercredi l’attentat suicide de mardi en plein coeur de Tunis, est compliquée, surtout après la destruction mardi d’un chasseur russe par la Turquie, pays de l’Otan et membre de la coalition anti-EI, au motif que l’avion aurait violé son espace aérien. Un pilote russe a été tué après le crash de l’avion SU-24. Le second a pu être sauvé, selon la Russie.

Malgré cet incident, le plus grave entre Moscou et Ankara depuis le début de l’intervention militaire russe en Syrie il y a deux mois, les dirigeants des deux pays ont dit vouloir éviter une escalade militaire dans la région. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a souligné mercredi que Moscou « ne fera (it) pas la guerre à la Turquie ». Le président turc Recep Tayyip Erdogan a également assuré que son pays voulait éviter toute « escalade » avec Moscou.

La promesse de Merkel

Cet incident a néanmoins mis à mal la stratégie de Vladimir Poutine partisan d’une coalition internationale appuyant les armées syrienne et irakienne. Et partant celle de François Hollande favorable à une coalition « élargie » contre l’EI depuis les attentats de Paris du 13 novembre, qui ont fait 130 morts.

Mercredi, le président français a néanmoins obtenu d’Angela Merkel la promesse de s’engager « vite » et « au côté de la France » dans la lutte contre le groupe jihadiste. « Je souhaite que l’Allemagne puisse s’engager encore davantage dans la lutte contre Daesh en Syrie et en Irak », a souligné François Hollande lors d’une déclaration à l’Elysée au côté d’Angela Merkel. « Nous serons au côté de la France », lui a répondu cette dernière en promettant d’agir « vite ».

Un soutien militaire de 27 partenaires de la France

L’Allemagne, qui ne fait pas partie de la coalition alliée engagée en Irak et Syrie, a annoncé vouloir envoyer jusqu’à 650 soldats supplémentaires au Mali afin de soulager l’effort de guerre de la France mené parallèlement au Sahel et au Moyen-Orient. Les 27 partenaires de la France au sein de l’Union européenne vont tous apporter un soutien militaire direct ou indirect aux opérations françaises extérieures, a annoncé de son côté le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sans plus de précisions.