Belgique: «Des militaires partout », «La peur vous empêche de respirer»... Des internautes de Bruxelles témoignent

TERRORISME «20 Minutes» a recueilli les témoignages des habitants de la capitale belge…

T.L.G.

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L'armée belge patrouille dans la capitale, 23 novembre 2015.
L'armée belge patrouille dans la capitale, 23 novembre 2015. — Virginia Mayo/AP/SIPA

Bruxelles reprend vie, peu à peu ce lundi, pour son troisième jour consécutif d’alerte terroriste maximale. Les écoles et les métros ont été fermés face à la menace. Depuis samedi, policiers et militaires sont mobilisés dans les rues alors que les autorités ont appelé les habitants à la plus grande prudence. 20 Minutes a recueilli les témoignages d’internautes de la capitale belge.

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Dominique C. « La peur vous empêche de respirer »

« Nous n’habitons pas à Bruxelles, mais à proximité. Pour aller travailler, pas de métro, pas de tram, rien.. », se désespère Dominique. « On reste donc à la maison mais pour combien de temps ? On ne va quand même pas mettre un pays à plat économiquement parce que l’on est en guerre ». Cet habitant s’inquiète du déploiement militaire toujours en cours. « De là où je vous écris, nos hélicoptères tournent, dans un bruit assourdissant, et la peur vous empêche de respirer ».

Deux militaires Belges en patrouille à Bruxelles, le 23 Novembre 2015. - EMMANUEL DUNAND/AFP

 

Kristie B. « Ce que l’on voit à la télévision devient tout à coup réel »

Kristie habite à Woluwe Saint Lambert, une des 18 communes de la Région de Bruxelles-Capitale, à l’est. « Ce week-end je me suis rendue à Spa [à environ 2h de la capitale belge] après l’annonce des derniers événements et la fermeture de beaucoup d’espaces publics. J’avais besoin d’être un peu loin de tout ça ». Lorsqu’elle est revenue dans les rues proches du centre de Bruxelles, l’angoisse est devenue plus forte. « Etre entourée de militaires donne un sentiment étrange, ce que l’on voit à la télévision devient tout à coup réel ». Ce lundi, elle découvre une ville vide. « Ce matin, je n’ai eu aucun mal à me rendre au travail, la ville est déserte… »

Les militaires patrouillent dans le centre-ville de Bruxelles. - G. Durand/20 Minutes

 

Alexia R.D. « Des militaires partout »

Alexia a 23 ans et habite à Bruxelles. « Je travaille à la ville de Bruxelles et nous n’avons rien remarqué de spécial… si ce n’est les militaires partout : à l’entrée de notre travail, devant les grands magasins… La fermeture du métro et des trams souterrains bloque pas mal de personnes, mais on s’y fait ». Son université est également fermée ce lundi, précise-t-elle.

Le métro de Bruxelles est fermé le 23 novembre 2015 - EMMANUEL DUNAND AFP

 

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Jennifer W. « Je suis sur le qui-vive et dans l’expectative »

Jennifer habite « en plein Molenbeek ». « Même si mon quartier est calme, et mes voisins géniaux, je suis bien contente que les écoles et les métros soient fermés ». Elle ajoute. « Mieux vaut prévenir que guérir. Si les autorités ne prennent pas ces mesures de sécurité, et qu’il y a un attentat, tout le monde se retournera contre eux. Je ne vis pas dans la peur, mais je suis sur le qui-vive et dans l’expectative ».

La Grand-place de Bruxelles étrangement vide. - G. Durand/20 Minutes