Bachar al-Assad «ne peut pas être l'avenir de la Syrie», réaffirme Fabius

SYRIE Le chef de la diplomatie française a précisé qu’il se rendrait à Washington mardi et à Moscou jeudi avec François Hollande où ils « discuteront de ces questions » avec Vladimir Poutine…

M.C. avec AFP

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Laurent Fabius lors du sommet du G20à Antalya le 16 novembre 2015.
Laurent Fabius lors du sommet du G20à Antalya le 16 novembre 2015. — AP/SIPA

L’actuel président syrien « ne peut pas être l’avenir de la Syrie », a répété samedi Laurent Fabius, depuis l’Afrique du Sud, en marge d’une visite préparatoire à la COP 21. « La solution au problème syrien est de nature politique et nous considérons pour notre part que Monsieur Bachar al-Assad ne peut pas être l’avenir de la Syrie » a jugé le ministre des Affaires Etrangères.

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« Il faut éradiquer les terroristes et nous concentrons toutes nos forces pour lutter contre Daesh, ce n’est pas nouveau », a-t-il cependant ajouté, précisant qu’il se rendrait à Washington mardi et à Moscou jeudi avec François Hollande où ils « discuteront de ces questions » avec Vladimir Poutine notamment.

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« Prendre toutes les mesures nécessaires » pour combattre Daesh

Laurent Fabius est également revenu sur l’attaque terroriste qui a eu lieu au Mali vendredi, indiquant qu’il n’y avait eu « heureusement aucune victime française ». « La France est présente dans l’ensemble de la région à travers la force Barkhane et évidemment nous entendons maintenir notre présence. L’ONU entend maintenir la sienne et nous avons fait adopter à l’unanimité aux Nations Unies une résolution contre le terrorisme » a-t-il expliqué. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité vendredi une résolution française qui permet de « prendre toutes les mesures nécessaires » pour combattre Daesh, qui a revendiqué les attaques du 13 novembre à Paris.

Evoquant la situation sécuritaire en France après ces attentats qui ont fait 130 morts, Laurent Fabius a insisté sur le fait que la conférence mondiale sur le climat qui doit se tenir dans la capitale française du 30 novembre au 11 décembre demeurait « de toutes les manières » une priorité. « Malgré le contexte particulier et la crainte d’attentats, plus de 140 chefs d’Etat seront présents » a-t-il assuré rappelant qu’aucun ne s’était désisté.

« Il y a deux grands défis au XXIe siècle : le terrorisme et le changement climatique. L’objectif reste le même : obtenir un accord universel, durable et juridiquement contraignant. Mais outre cet accord, il y aura aussi des engagements pris par nombreuses villes et de nombreuses entreprises ont pris des engagements et c’est une nouveauté », a-t-il poursuivi.