Syrie: Au moins 36 morts dont 10 enfants dans des bombardements russo-syriens

SYRIE Vendredi, les avions russes et syriens ont effectué plus de 70 raids contre la province de Deir Ezzor, contrôlée par Daesh...

M.C. avec AFP

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Des photos publiées par la Russie montrent une cible de frappes aériennes en Syrie, le 2 novembre 2015.
Des photos publiées par la Russie montrent une cible de frappes aériennes en Syrie, le 2 novembre 2015. — AP/SIPA

«C'est le plus violent bombardement» de cette région de Syrie «depuis le début de la révolte en 2011», affirme Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Selon lui, «au moins 36 personnes, dont 10 enfants, ont été tuées et des dizaines d'autres ont été blessées lors de plus de 70 raids effectués par des appareils russes et syriens contre plusieurs localités de Deir Ezzor» contrôlée par Daesh.

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Les raids ont visé plusieurs quartiers de la ville de Deir Ezzor, des villes de la province éponyme comme Mayadine et Boukamal, des localités plus petites et trois champs pétroliers, a précisé l'OSDH. La province est tenue par Daesh, qui contrôle aussi la majorité de la capitale provinciale, à l'exception de l'aéroport militaire et de quelques quartiers aux alentours aux mains du régime.

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L'armée américaine reconnaît avoit tué quatre civils en Irak

Outre la coalition internationale, impliquée en Syrie depuis plus d'un an, la Russie intervient elle aussi depuis fin septembre dans le pays en guerre, où elle mène des frappes aériennes contre les groupes opposés au régime de Bachar al-Assad, dont Daesh. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a annoncé vendredi que la marine russe en mer Caspienne avait lancé des «missiles de croisière sur Deir Ezzor tuant plus de 600 militants islamistes», sans précision de date, selon des images de la télévision russe.

Celle-ci a diffusé vendredi des images d'un soldat inscrivant les mots «Pour Paris» et «Pour notre peuple» sur des bombes, peu avant le décollage des avions russes.

Vendredi, l'armée américaine a de son côté reconnu qu'un bombardement en Irak effectué le 13 mars dernier contre un checkpoint de Daesh avait «probablement provoqué la mort» de quatre civils dont un enfant. C'est la deuxième fois que l'armée américaine reconnaît sa responsabilité probable dans la mort de civils dans un bombardement en Irak ou en Syrie, depuis le début de sa campagne contre le groupe Etat islamique en août 2014.