Etats-Unis: Le justice refuse qu'une femme récupère ses embryons congelés

JUSTICE En 2010, la plaignante avait signé un accord avec celui qui est aujourd’hui son ex-mari signifiant que les embryons congelés seraient détruits en cas de divorce…

20 Minutes avec agences

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Salle de Cryopreservation pour la conservation et la congélation des embryons à la clinique spécialisée de la Muette, Paris
Salle de Cryopreservation pour la conservation et la congélation des embryons à la clinique spécialisée de la Muette, Paris — M.Frey/JDD/SIPA

Mimi Lee, Américaine de 46 ans devenue stérile après un cancer du sein, demandait à pouvoir utiliser les embryons congelés avec son ex-mari. La justice ​a tranché, ce mercredi, déboutant la quadragénaire divorcée en mal d’enfants biologiques.

« Une conséquence dérangeante de la technologie biologique moderne »

La juge du tribunal supérieur de San Francisco, Anne-Christine Massullo, a fondé sa décision sur un accord signé entre Mimi Lee et son ex-mari, Stephen Findley, en 2010, alors que la plaignante découvrait qu’elle était malade. Selon cet accord, les cinq embryons que le couple avait décidé de congeler avant le traitement, pour avoir une chance d’avoir un jour des enfants, seraient détruits en cas de divorce.

« Le fait que le sort d’une vie humaine naissante, représentée dans ce dossier par les embryons, doive être déterminé par un tribunal qui s’appuie sur les principes froids de la loi est une conséquence dérangeante de la technologie biologique moderne », a écrit la juge, pour qui l’accord signé à l’époque prévaut.

Une jurisprudence dans d’autres cas de divorce

Ce dossier était suivi de près aux Etats-Unis, où il pourrait déterminer ce qu’il adviendra d’embryons congelés dans d’autres cas de divorces. Mimi Lee, pianiste et anesthésiste à mi-temps, avait argumenté que ces embryons représentaient sa dernière chance d’avoir des enfants biologiques.

Son ex-mari, gestionnaire de fonds, a lui souligné que le consentement signé par les deux parties à l’époque était clair et juridiquement contraignant. Les anciens époux sont engagés dans une dure bataille juridique sur le sort de leurs embryons depuis leur divorce en 2013.