Syrie: Barack Obama parle de la Russie comme d'un partenaire «constructif»

COALITION ANTI-DAESH Jusqu'ici les deux présidents étaient opposés sur le dossier syrien...

20 Minutes avec agences

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Vladimir Poutine et Barack Obama se serrent la main, le 29 septembre 2015 à New York (Etats-Unis).
Vladimir Poutine et Barack Obama se serrent la main, le 29 septembre 2015 à New York (Etats-Unis). — Mikhail Klimentyev/AP/SIPA

La Russie a été « un partenaire constructif à Vienne en essayant de créer une transition politique » en Syrie, a déclaré, ce mercredi, Barack Obama. Le président des Etats-Unis faisait ici référence aux récents pourparlers internationaux en Autriche, visant à mettre fin à la crise en Syrie.

Une phrase de poids qui vient ici détendre les relations entre les deux pays, largement opposés dans le schéma d'intervention militaire en Syrie et sur le dossier Bachar al-Assad. « Mais il y a évidemment un piège, c’est que Moscou est toujours intéressé à ce qu’Assad reste au pouvoir », a toutefois mesuré le président américain, qui s’exprimait en marge d’un forum économique à Manille, aux Philippines.

>> A lire ici: Syrie: La Russie encore une fois accusée de ne pas viser Daesh

En effet, le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré la semaine dernière qu’il ne se sentait pas le « droit » de demander au président syrien Bachar al-Assad de quitter le pouvoir comme l’exigent les Occidentaux et des pays arabes.

« Ces divergences ne nous ont pas empêchés dexaminer un cessez-le-feu »

Reste que selon Barack Obama, « ces divergences ne nous ont pas empêchés d’examiner comment nous pourrions parvenir à un cessez-le-feu » en Syrie. Dans ce pays, la guerre contre le régime Bachar al-Assad a déjà fait plus de 250.000 morts et constitue le terreau des groupes djihadistes comme l’organisation de l’Etat islamique (EI) qui contrôle de larges territoires.

Le président américain a aussi émis l’espoir que la Russie concentre ses frappes militaires en Syrie sur l’organisation de l’Etat islamique au lieu de s’employer à défendre le régime de Bachar al-Assad. « Nous allons attendre et regarder si la Russie finit par accorder plus d’attention aux positions de l’EI. Si tel est le cas, c’est quelque chose que nous saluerons », a, à ce propos, déclaré Barack Obama.

L’Hexagone, les Etats-Unis et la Russie ont commencé à rapprocher leurs positions 

Ce mardi, la Russie a massivement bombardé les positions de l’EI en Syrie après avoir annoncé que le crash d’un avion de ligne russe le 31 octobre dans le Sinaï égyptien, qui avait fait 224 morts, était bien dû à un attentat revendiqué dès les premiers jours par les djihadistes de l’EI.

Après les attentats en France, l’Hexagone, les Etats-Unis et la Russie ont commencé à rapprocher leurs positions sur le dossier syrien et décidé avec leurs partenaires du G20 en Turquie de renforcer leur coopération contre la menace djihadiste.