Attentats à Paris: Les pays du G20 entendent «maîtriser la menace terroriste»

SOMMET Les déclarations d’intention des pays les plus riches du monde cachent mal les divergences sur une solution à la guerre en Syrie...

20 Minutes avec AFP

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Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius au sommet du G20 à Antalya (Turquie), le 15 novembre 2015.
Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius au sommet du G20 à Antalya (Turquie), le 15 novembre 2015. — AFP

Ils ont laissé de côté les divergences pour un temps. Réunis ce dimanche en Turquie, les dirigeants du G20 ont affirmé leur détermination à frapper « très fort » contre la menace djihadiste après les attentats qui ont frappé la France.

Avant même son ouverture formelle, l’hôte du sommet des pays les plus riches de la planète, le président turc Recep Tayyip Erdogan, a promis une réponse « très forte, très dure » après la vague d’attaques revendiquée par l’organisation de l’Etat islamique (EI) qui a fait au moins 129 morts vendredi soir dans les rues de Paris.

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« Cette attaque terroriste n’est pas seulement dirigée contre le peuple français, mais contre toute l’humanité (…). Comme vous le savez, le terrorisme ne fait pas de différence entre les religions, les races, les nations ou les pays », a ajouté Recep Tayyip Erdogan à l’issue d’un entretien bilatéral avec Barack Obama.

D’une même voix, le président américain a promis de « redoubler d’efforts (…) pour assurer une transition pacifique en Syrie et pour éliminer Daesh », l’acronyme arabe de l’EI.

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Le numéro 1 russe Vladimir Poutine, dont l’aviation militaire intervient en Syrie en soutien au régime de Damas, a promis d’œuvrer dans le même sens. « On ne peut maîtriser la menace terroriste (…) que si toute la communauté internationale unit ses efforts », a-t-il lancé.

« La France voudra des décisions concrètes »

Selon plusieurs sources, le G20 préparait une déclaration spécifique en réaction aux attentats de Paris, séparée du communiqué final traditionnellement consacré aux questions économiques. Plus que de simples manifestations de solidarité, Paris a déjà exigé de ses partenaires des mesures significatives.

« La France (…) voudra des décisions concrètes en matière de lutte contre le financement du terrorisme », a déclaré son ministre des Finances Michel Sapin, qui remplace François Hollande avec son homologue des Affaires étrangères Laurent Fabius. Le Président a dû annuler son déplacement en Turquie.

Ces déclarations d’intention cachent toutefois mal les divergences sur une solution à la guerre en Syrie, qui a fait plus de 250 000 morts depuis quatre ans et demi et constitue le terreau des mouvements djihadistes.

Directement liée à la Syrie, la crise des migrants doit également occuper ce dimanche les dirigeants du G20. Depuis les attentats de vendredi, la politique européenne d’accueil des réfugiés a fait l’objet de critiques, alors qu’un de ses auteurs présumés était porteur d’un passeport syrien et qu’il était entré en Europe via la Grèce au milieu du flot des réfugiés.