Le crash à Sao Paulo est d'origine humaine

ACCIDENT Une piste d'atterrissage trop courte et l'absence de zone de dégagement sont aussi mises en cause…

avec AFP

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Une erreur du commandant de bord est à l'origine de l'accident de l'Airbus qui a fait quelque 200 morts à Sao Paulo le 17 juillet, mais une piste d'atterrissage trop courte et l'absence de zone de dégagement expliquent le nombre des victimes, selon la revue Veja samedi.
Une erreur du commandant de bord est à l'origine de l'accident de l'Airbus qui a fait quelque 200 morts à Sao Paulo le 17 juillet, mais une piste d'atterrissage trop courte et l'absence de zone de dégagement expliquent le nombre des victimes, selon la revue Veja samedi. — Eugenio Goulart AFP/Archives

Une erreur du commandant de bord est à l'origine de l'accident de l'Airbus qui a fait quelque 200 morts à Sao Paulo le 17 juillet, mais une piste d'atterrissage trop courte et l'absence de zone de dégagement expliquent le nombre des victimes, selon la revue «Veja» samedi.
    
L'hebdomadaire d'information à plus fort tirage du Brésil cite les premières informations obtenues à partir de l'analyse des boîtes noires de l'Airbus A320 de la compagnie brésilienne TAM. «Les enquêteurs savent déjà qu'une erreur commise par le commandant de l'Airbus de la TAM a empêché l'avion de ralentir suffisamment à l'atterrissage. Mais la dimension de la piste, trop courte, et l'absence de zone de dégagement ont été décisives pour que l'accident fasse tant de morts», écrit le magazine qui précise que ces informations sont encore tenue secrètes par la commission de l'armée de l'Air chargée d'enquêter sur les causes de l'accident.

Un inverseur de poussée désactivé à l'atterrissage
    
«Elles montrent qu'une des deux manettes qui règlent le fonctionnement des réacteurs était hors de position lorsque l'avion a touché la piste principale de l'aéroport de Congonhas. Cette erreur a fait que les réacteurs de l'Airbus ont fonctionné en sens opposés: tandis que le gauche aidait l'avion à freiner, comme il fallait, le droit le faisait accélérer», indique «Veja».
    
D'après la revue, cette erreur a déjà été commise dans au moins deux autres Airbus du même modèle A320: en mars 1998 aux Philippines et en 2004 à l'aéroport de Taipei, mais sans conséquences majeures.
    
L'enquête montre que l'Airbus de la TAM a touché la piste à 240 kilomètres à l'heure, n'a pas dérapé sur la piste mouillée et n'a pas enregistré de problème dans le système de freinage de l'appareil. L'avion avait atterri à Congonhas avec 187 personnes à bord en provenance de Porto Alegre, dans le sud du Brésil. Il avait traversé la piste à grande vitesse, avait viré à gauche en bout de piste et traversé une avenue avant de s'écraser contre un immeuble et d'exploser.