Crash en Egypte: «L'hypothèse de l'attentat prise très au sérieux», selon Manuel Valls

CATASTROPHE AERIENNE L'Egypte résistait samedi à la thèse d'un attentat à la bombe dans le crash de l'avion russe dont s'est dit responsable le groupe jihadiste Etat islamique (EI)...

20 Minutes avec AFP

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Egypte: Des experts russes sur le site du crash
Egypte: Des experts russes sur le site du crash — -- UNIBROADCAST

Une semaine après le crash d’un avion russe dans le Sinaï, en Egypte, Manuel Valls a déclaré dimanche qu’il ne fallait « écarter aucune hypothèse ». Celle d’un attentat étant « bien sûr prise très au sérieux ». L’Egypte résistait samedi à la thèse d’un attentat à la bombe dans le crash de l’avion russe dont s’est dit responsable le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont ouvertement évoqué la piste d’une bombe à bord de l’avion de la compagnie russe Metrojet qui devait rallier Saint-Pétersbourg. Et la Russie, qui semble avoir épousé cette thèse, a ordonné la suspension de ses vols civils vers l’Egypte.

Interrogé sur la situation française, M. Valls a déclaré lors du Grand rendez-vous Europe 1-iTELE-Le Monde que « nous faisons face à une menace inédite et d’ampleur majeure ». « Nous faisons face à un ennemi extérieur et un ennemi intérieur, à des filières qui sont bien sûr en Syrie et en Irak et tous les jours, nos services de renseignement, la DSI, arrête, interpelle des individus qui peuvent représenter un danger ».

« Face à la menace terroriste, l’unité nationale s’impose »

S’agissant des critiques de Nicolas Sarkozy, qui a estimé qu’il n’y avait « plus d’autorité de l’Etat » en France, le Premier ministre a répondu : « face à la menace terroriste, l’unité nationale, la responsabilité de tous ceux qui dirigent, qui ont dirigé ou qui ont vocation demain à diriger de nouveau le pays, cette unité, elle s’impose ». « Nous, dans l’opposition, nous avons toujours exercé notre responsabilité avec la plus grande mesure ».