Les révélations des Anonymous sur le Ku Klux Klan tournent au fiasco

HACKING La liste de 1.000 noms publiée ne contient aucune révélation...

N.Beu.

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Un membre des Fraternal White Knights of the Ku Klux Klan, en juillet 2011, à Pulaski (Tennessee).
Un membre des Fraternal White Knights of the Ku Klux Klan, en juillet 2011, à Pulaski (Tennessee). — SPENCER PLATT/AFP

Démasqués. Enfin, décagoulés. Après avoir menacé de révéler les identités de 1.000 membres du Ku Klux Klan (KKK), des pirates informatiques se réclamant du groupe Anonymous sont passés à l’acte, jeudi.

En début de semaine, une première liste comportant les noms de plusieurs élus américains qui n’étaient pourtant pas membres du KKK, avait été publiée. Mais les comptes liés au mouvement « opKKK » avaient démenti en être à l’origine sur les réseaux sociaux.

Un dessinateur accusé à tort

La vraie liste a été publiée jeudi sur le site Pastebin. Mais selon Le Monde, elle n’apporte aucune révélation. Elle se contente en fait de compiler les noms de personnes faisant partie de groupes Facebook ou de cercles Google + proches du Ku Klux Klan. Pire, elle comporte elle aussi des erreurs, présentant certains pseudos comme des vrais noms. C’est ainsi que le dessinateur Ben Garrison, un libertarien classé à droite, s’est retrouvé accusé à tort de faire partie du mouvement suprémaciste américain, indique Le Monde.

La « cyberguerre » promise par ces militants des Anonymous, qui avait débuté après les menaces proférées par le KKK à l’attention des manifestants de Ferguson (Missouri), a donc fait long feu. « Après avoir longtemps surveillé de près tellement d’entre vous, nous avons acquis la certitude qu’appliquer la transparence à vos groupuscules est la seule chose à faire », avaient-ils assuré dans un communiqué. C’est raté pour cette fois.