L’état de catastrophe naturelle décrété en Italie

ENVIRONNEMENT Les régions du centre et du sud sont touchées depuis environ une semaine par de violents incendies...

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En Italie, les incendies ont provoqué de lourds dégâts, particulièrement dans le centre et le sud de la péninsule, et causé trois décès depuis le début de la semaine.
En Italie, les incendies ont provoqué de lourds dégâts, particulièrement dans le centre et le sud de la péninsule, et causé trois décès depuis le début de la semaine. — Mario Laporta AFP

L'état de catastrophe naturelle a été décrété vendredi dans les régions du centre et du sud de l'Italie, lors du Conseil des ministres. Les régions des Abruzzes et plus au sud les régions de Naples, la Sardaigne, la Sicile et la Calabre sont touchées depuis environ une semaine par de violents incendies, qui ont fait au total 4 morts, dont un pilote de Canadair.

Parc National du Pollino

Cet état de catastrophe naturelle permet de percevoir des indemnités. La situation s'était sensiblement améliorée vendredi dans la péninsule, avec un seul foyer dans le Parc National du Pollino http://www.viaggiarenelpollino.com/francaise.html , l'un des plus grands du pays situé entre les régions de Calabre et de la Basilicate.

L'organisation internationale de défense de l'environnement WWF a par ailleurs révisé à la hausse vendredi son estimation des hectares détruits dans les zones naturelles protégées, à 9.000 hectares contre environ 4.500 précédemment, selon un communiqué.

«La majeure partie des incendies de ces derniers jours est de nature criminelle. Il est bien connu que le feu, presque toujours, sert à se débarrasser des arbres et d'autres obstacles naturels, au profit de nouveaux hôtels, de villas ou de pâturages», a accusé WWF.

Opération «préméditée»

Le parquet de Castrovillari (sud), chargé de l'enquête sur les incendies dans le parc du Pollino, a lui aussi dénoncé une opération «préméditée» et qui relève de «l'association de plusieurs personnes», pointant du doigt la criminalité organisée.

Le chef de la protection civile, Guido Bertolaso, a également dénoncé mardi que de «nombreuses communes» ne tenaient pas à jour les cadastres des zones brûlées. La législation italienne prévoit qu'aucune nouvelle construction ne peut être effectuée sur une zone touchée par les feux pendant les quinze années suivant l'incendie.