Guerre contre Daesh: La France déploie le porte-avions «Charles-de-Gaulle»

SYRIE-IRAK Cette décision a été prise à l'issue d'un conseil restreint de défense...

20 Minutes avec AFP

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Porte-avions Charles de Gaulle.
Porte-avions Charles de Gaulle. — JOEL SAGET / AFP FILES / AFP

Les grands moyens. L'Elysée a annoncé ce jeudi le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle pour participer aux opérations contre Daech, à l'issue d'un conseil restreint de défense consacré notamment à la situation en Syrie et en Irak.

«Le déploiement du groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle a été décidé pour participer aux opérations contre Daech et ses groupes affiliés», a annoncé la présidence de la République dans un communiqué.

Déjà déployé en février dernier

Ce déploiement va plus que doubler le potentiel militaire français dans la région, en s'ajoutant aux six Rafale présents aux Emirats arabes unis et aux six Mirage basés en Jordanie. Le Charles de Gaulle, un navire à propulsion nucléaire qui est le seul porte-avions français, est à quai à Toulon (sud) pour des opérations d'entretien depuis le printemps.

Il avait été déployé pendant deux mois, du 23 février à la mi-avril, dans les opérations de la coalition internationale contre l'EI en Irak. En huit semaines dans le Golfe, la vingtaine d'appareils embarqués sur le porte-avions avaient «réalisé quotidiennement 10 à 15 sorties de combat», selon l'état-major français.

Les chasseurs-bombardiers français ont mené depuis le 19 septembre 2014, dans le cadre de l'opération «Chammal» d'appui à l'armée régulière irakienne, 1.285 missions aériennes, qui ont donné lieu à 271 frappes et permis, d'après l'état-major français, la destruction de 459 objectifs. Pour l'instant seules deux frappes aériennes ont été effectuées contre des positions de l'EI en Syrie.

Outre l'envoi du Charles de Gaulle, Paris a réaffirmé jeudi son soutien au processus de discussions enclenchées à Vienne fin octobre pour tenter de dessiner les contours d'une transition politique en Syrie, tout en excluant à nouveau le maintien au pouvoir du président Bachar al-Assad.