VIDEO. Crash en Egypte: Américains et Britanniques privilégient la piste d'une bombe

TERRORISME Les autorités britanniques ont demandé à leurs compagnies aériennes de suspendre leurs vols dans cette région...

20 Minutes avec AFP

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Un débris de l'Airbus A321 de la compagnie russe Metrojet qui s'est écrasé le 31 octobre 2015 dans le Sinaï égyptien avec 224 personnes à son bord.
Un débris de l'Airbus A321 de la compagnie russe Metrojet qui s'est écrasé le 31 octobre 2015 dans le Sinaï égyptien avec 224 personnes à son bord. — AFP

Il est « hautement probable » qu’une bombe soit à l’origine du crash de l’avion russe dans le Sinaï égyptien. C’est ce qu’a indiqué, mercredi, un responsable américain à l’AFP, quelques heures après des mots similaires en provenance de Londres.

Commettre ce genre d’attentat est « quelque chose que le groupe Etat islamique cherche à faire », a-t-il également souligné. « Le sentiment définitif, c’est qu’il s’agit d’un engin explosif dans un bagage ou quelque part dans l’avion », a déclaré un responsable anonyme du renseignement américain à CNN.

Les «craintes» de Londres

Londres a annoncé mercredi soir avoir « des craintes » qu’une bombe n’ait été responsable du crash, revendiqué par le groupe Etat islamique (EI). Les autorités ont décidé en conséquence de suspendre les vols entre la station balnéaire de Charm el-Cheikh et le Royaume-Uni.

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« Nous ne pouvons toujours pas dire catégoriquement pourquoi l’avion russe s’est écrasé. Mais à la lumière de nouvelles informations, nous avons des craintes que la chute de l’avion ait été provoquée par un engin explosif. En conséquence, nous avons décidé, par mesure de précaution, de suspendre les vols entre Charm el-Cheikh et le Royaume-Uni », a déclaré une porte-parole du Premier ministre David Cameron.

Pressurisation ?

Selon des experts, l’appareil a dû subir un choc extrêmement soudain au point que le pilote en a instantanément perdu le contrôle. Un engin explosif de petite taille est suffisant pour ouvrir une brèche dans la carlingue et disloquer ainsi l’appareil en raison de la pressurisation à haute altitude.

Il est exclu que l’avion ait pu être atteint à près de 10.000 mètres d’altitude par un missile du type de ceux dont dispose l’EI dans le Sinaï.