RDC: 75% des malades du sida n'ont pas accès aux antirétroviaux

SANTE Les Congolaises sont plus touchées par le virus qui était à l'origine de 25.000 morts en 2014...

20 Minutes avec agences

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Des patients atteints du sida et de la tuberculose portent des masques en attendant une consultation.
Des patients atteints du sida et de la tuberculose portent des masques en attendant une consultation. — Finbarr O'Reilly/REUTERS

En 2014, environ « 100.000 personnes ont été mises sous traitement antirétroviral » sur les « 400.000 » qui vivent avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en République démocratique du Congo (RDC). De fait, les trois quarts des personnes malades du sida en RDC n’ont pas accès aux traitements antirétroviraux, a résumé, ce week-end, le docteur Franck Fwamba, directeur du Programme national de lutte contre le sida.

Et le « taux de prévalence » de la maladie pour l’ensemble de la population est passé « de 1,6 % en 2007 à 1,2 % en 2014 », a, pour sa part, relevé le directeur de l’Onusida en RDC, Marc Saba, lors d’une conférence de presse qui faisait le point sur l’avancée de la maladie dans le pays.

L’un des taux de prévalence les plus faibles du continent africain

Quatrième au classement des pays les plus peuplés d’Afrique (environ 71 millions d’habitants selon les dernières estimations de l’ONU), la RDC présente ainsi l’un des taux de prévalence les plus faibles du continent africain.

Néanmoins, « l’épidémie est stabilisée » et non « maîtrisée », elle « stagne » et « il y a toujours des nouvelles infections », a noté Marc Saba, déplorant, comme le Dr Fwamba, le manque d’information de la population sur le sida, en particulier chez les femmes, qui demeurent plus touchées que les hommes (1,6 % contre 1,06 %).

Amener les malades à suivre un « traitement pour la vie »

La lutte contre le VIH reste « prioritaire », a alors estimé Marc Saba, indiquant que le virus du sida était à l’origine de « 25.000 » morts en RDC en 2014. Le sida est ainsi la dixième cause de mortalité en RDC, qui reste un pays parmi les moins développés au monde en dépit de ses immenses ressources naturelles (mines, eau, bois…). Le virus y arrive très loin derrière les maladies diarrhéiques, première cause de décès dans le pays (près de 110.000 en 2012).

Selon le docteur Fwamba, l’un des grands défis dans la lutte contre le VIH en RDC est encore d’amener les malades à suivre un « traitement pour la vie ». Et le médecin d’ajouter que moins de 30 % des personnes sous traitement antirétroviral avaient pris leurs médicaments de manière continue sur toute l’année 2014. Cela essentiellement à cause d’un manque de connaissances sur la maladie.