Politique de l'enfant unique en Chine: Une bonne décision pour Disney et la bourse

ECONOMIE Les professionels du secteur se frottent les mains...

20 Minutes avec AFP

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Des jouets Disney.
Des jouets Disney. — AFP

Les annonces du Parti communiste chinois ont parfois des répercussions inattendues. Après l'officialisation de la fin de la politique de l'enfant unique en Chine jeudi, le patron de Disney s'est félicité de cette décision, jugeant qu'elle arrivait à point nommé avant l'ouverture d'un parc Disneyland à Shangaï. 

« Cette décision arrive à point nommé (…) De toute évidence, les enfants c’est une bonne chose pour Disney », a commenté Robert Robert Iger lors d’une conférence de presse à Shanghai, suscitant l’hilarité de l’auditoire.

La construction du Disneyland Shanghai avait été entamée en 2011, et son ouverture, originellement prévue cette année, a été reportée à courant 2016 par le géant américain de médias et du divertissement.

Les entreprises chinoises s'envolent

Disney a d’ores et déjà ouvert à Shanghai un magasin de vaste superficie et s’est associé au groupe d’habillement Fast Retailing (marque Uniqlo) pour y proposer une ligne de vêtements spécifique. « La Chine est un excellent marché (pour Disney), qu’il y a ait des changements de politique (de la natalité) ou non », a poursuivi Robert Iger. « On adore les enfants, bien entendu, mais on aime tout le monde ».

De leur côté, les investisseurs plébiscitaient sur les Bourses de Shanghai et de Shenzhen les valeurs des entreprises chinoises proposant des produits et des aliments pour nourrissons. Beingmate Baby and Child Food a ainsi vu son titre s’envoler de 10 % (la limite autorisée) à la mi-journée à Shenzhen… alors que la société avait pourtant dévoilé une perte nette de quelque 100 millions de yuans (14,3 millions d’euros) pour le premier semestre.

Une euphorie de courte durée?

Le fabricant de couches C & S Paper a lui aussi bondi de 10 %, tandis que Bright Dairy and Food, qui produit notamment des laits infantiles, grimpait de 5,23 % à Shanghai. Des analystes estimaient toutefois que cette euphorie pourrait s’avérer de courte durée.

« Le marché spéculait déjà depuis des années sur le sujet, mais il reste difficile de se prononcer sur l’impact réel (de ce changement de politique) pour les entreprises. Cela pourrait ne pas avoir d’effet massif sur les nombres de naissances, car c’est dur de renverser les structures démographiques », indiquait à l’AFP Zhang Qi, du courtier Haitong Securities.