Juncker et le chancelier autrichien conviennent que «les barrières n'ont pas leur place en Europe»

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Des migrants et réfugiés attendent à la frontière entre la Slovénie et l'Autriche, le 27 octobre 2015 à Sentilj, en Slovénie
Des migrants et réfugiés attendent à la frontière entre la Slovénie et l'Autriche, le 27 octobre 2015 à Sentilj, en Slovénie — Rene Gomolj AFP

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et le chancelier autrichien Werner Faymann ont convenu que «les barrières n'ont pas leur place en Europe», lors d'un entretien téléphonique mercredi, a indiqué une porte-parole de la Commission à Bruxelles.

Cette conversation téléphonique a fait suite aux propos de la ministre autrichienne de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, membre du parti conservateur, qui a annoncé que son pays allait édifier une barrière le long de sa frontière avec la Slovénie, également membre de l'Union européenne, pour contrôler le flux de migrants.

Le chancelier Werner Faymann appartient, lui, au Parti social-démocrate.

Selon la porte-parole de la Commission européenne, Natasha Bertaud, les deux dirigeants ont également convenu qu'«il fallait mettre en oeuvre immédiatement les décisions prises» dimanche à Bruxelles, lors d'un mini-sommet consacré à la crise migratoire dans les Balkans occidentaux, «afin d'éviter une tragédie humaine».

L'Union européenne avait notamment annoncé lors de ce mini-sommet la création de 100.000 places d'accueil pour les réfugiés, dont 50.000 en Grèce et l'autre moitié le long de la route des Balkans, en coordination avec l'ONU.

La forme et le calendrier d'installation de la «barrière» autrichienne, qui serait une première dans la zone Schengen de libre circulation, n'ont pas été précisés mais la ministre de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, s'est défendue de vouloir stopper les migrants.