Mer de Chine: L'US Navy continue de patrouiller au risque de fâcher Pékin

DIPLOMATIE Les eaux internationales où la Navy patrouille sont revendiquées par la Chine...

20 Minutes avec AFP
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L'USS Lassen en 2009.
L'USS Lassen en 2009. — Chitose Suzuki/AP/SIPA

La marine américaine va continuer à patrouiller au large d’îlots artificiels construits par Pékin en mer de Chine méridionale, et dont la souveraineté est contestée par d’autres pays de la région, a indiqué un responsable américain de la défense ce mardi.

Mardi matin (heure locale), le navire lance-missiles USS Lassen avait une première fois patrouillé à 12 milles des îles revendiquées par la Chine, provoquant la colère de Pékin qui y avait vu une menace pour sa souveraineté.

« Nous naviguons au moment et à l’endroit de notre choix »

« Nous allons recommencer », a confié à l’AFP ce responsable sous couvert d’anonymat, précisant que davantage de navires seront envoyés dans cette zone. « Nous naviguons en eaux internationales au moment et à l’endroit de notre choix ».

L’USS Lassen avait navigué près des Spratleys, qui comprennent une centaine d’îlots et de récifs inhabités, également revendiqués par le Vietnam, la Malaisie, Brunei et les Philippines. L’opération, selon la même source, a duré près de deux heures.

« Nous partons du principe que nous volons, naviguons et opérons partout où la législation internationale le permet et à chaque fois que nos besoins opérationnels le requièrent », avait plus tôt expliqué le ministre de la Défense Ashton Carter, n’excluant de facto pas de nouvelles opérations. La Chine considère comme des eaux territoriales la zone des 12 milles autour de ces îles.

Vers un coup de force chinois ?

Pékin, qui a de multiples contentieux territoriaux avec ses voisins, revendique des droits sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale et y mène d’énormes opérations de remblaiement, accélérant depuis un an la transformation de récifs coralliens en ports, pistes et infrastructures diverses.

Les Etats-Unis et des pays d’Asie du Sud-Est redoutent un coup de force du géant chinois qui lui donnerait le contrôle sur l’une des routes maritimes les plus stratégiques du globe, par laquelle transite notamment un tiers des cargaisons mondiales de pétrole.