Migrants: L'UE cherche des solutions pour endiguer la «route des Balkans» ce dimanche

MINI-SOMMET Dans un contexte de tensions croissantes, les pays des Blakans, qui craignent que les migrants ne s'installent chez eux, font monter la pression...

20 Minutes avec AFP
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Le 21 octobre 2015 à Madrid, en Espagne. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Junker.
Le 21 octobre 2015 à Madrid, en Espagne. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Junker. — Sergio Barrenechea/SIPA

L’UE tient dans l’urgence ce dimanche à Bruxelles un mini-sommet avec les pays européens les plus exposés à l’afflux de migrants qui transitent par les Balkans, afin de juguler « collectivement » cette crise sans précédent.

Pour la Commission européenne, maître d’œuvre de la réunion, il s’agit de répondre au « besoin d’une plus grande coopération, de consultations plus poussées et d’actions opérationnelles immédiates » pour les pays situés sur la route « dramatique » des Balkans de l’Ouest qui conduit migrants et réfugiés depuis la Turquie et la Grèce vers le nord de l’UE.

Ont été conviés par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, les dirigeants de dix Etats membres (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Croatie, Grèce, Hongrie, Pays-Bas, Roumanie, Slovénie et Suède) mais aussi de trois pays qui n’appartiennent pas à l’Union : Albanie, Macédoine et Serbie.

Menaces diplomatiques

Le Luxembourg, qui assure la présidence tournante de l’UE, le haut-commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Antonio Guterres, le président du Conseil européen, Donald Tusk, l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex et l’agence européenne pour l’asile EASO participeront aussi à la rencontre.

L’enjeu du sommet n’est rien d’autre que « consolider l’Europe unie ou assister à la lente décomposition de l’UE », a estimé dimanche le chancelier autrichien Werner Faymann dans une interview.

Jean-Claude Juncker a présenté à ses hôtes 16 propositions censées « restaurer la stabilité de la gestion des migrations dans la région et ralentir les flux » à travers « une approche collective transfrontalière », selon le document obtenu par l’AFP. Il a également exhorté les pays des Balkans à rompre avec la « politique du laissez-passer ».

Nouvelle zone de transit

Dans un contexte de tensions croissantes, les pays des Balkans, qui craignent que les migrants ne s’installent en permanence chez eux, font monter la pression : les Premiers ministres de Serbie, de Roumanie et de Bulgarie ont averti qu’ils étaient prêts à fermer leurs frontières si d’autres Etats, l’Allemagne notamment, bouclaient les leurs.

Nouvelle zone de transit, la Slovénie, débordée par l’arrivée de quelque 62.000 de réfugiés en une semaine, depuis l’installation de clôtures antimigrants par la Hongrie, a récemment menacé d’ériger à son tour une barrière si l’UE ne lui apporte pas un soutien suffisant.