Lego refuse que le dissident chinois Ai Weiwei utilise ses briques

POLITIQUE La firme danoise ne veut surtout pas que ses produits soient utilisés «à des fins politiques»...

Maud Pierron
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L'artiste dissident chinois Ai Weiwei, à son arrivée le 30 juillet 2015 à Munich (sud de l'Allemagne)
L'artiste dissident chinois Ai Weiwei, à son arrivée le 30 juillet 2015 à Munich (sud de l'Allemagne) — CHRISTOF STACHE AFP

Tout le monde n’a pas le droit de jouer avec des briques Lego. Samedi l’artiste dissident chinois Ai Weiwei a révélé sur Instagram que la firme avait refusé de lui livrer une commande en septembre, alors qu’il comptait utiliser les fameuses briques pour une exposition en Australie. Ils ont refusé « sous prétexte qu’ils ne peuvent pas approuver l’utilisation des Lego à des fins politiques », écrit-il sur son compte instagram.

 



Un refus que l’artiste chinois lie à l’ouverture d’un nouveau parc Legoland en Chine. Il faut dire qu’il avait déjà utilisé des Lego dans ses oeuvres et que jusque-là, cela n’avait pas posé de problème à l’entreprise. Contacté par Mashable, la direction confirme en effet avoir refusé de livrer l’artiste dissident. « Les briques Lego sont utilisées par des millions de fans, adultes, enfants et artistes, comme une matière créative d’exprimer leur imagination de différentes manières. Des projets qui ne sont pas approuvés ou soutenus par Lego. (...) En tant qu’entreprise dont le but est d’offrir une expérience de jeu créative aux enfants, nous nous abstenons de participer directement ou d’approuver l’utilisation de briques Lego dans des projets politiques. Ce principe n’a rien de nouveau. »