Monnaie: L'Irlande dit adieu aux pièces de 1 et 2 centimes d'euro

ECONOMIE Contrairement à la France, la Belgique, les Pays-Bas ou encore la Finlande ont laissé tomber la petite monnaie...

20 Minutes avec agence

— 

Des pièces de 1, 2, 5 ou 10 centimes d'euro.
Des pièces de 1, 2, 5 ou 10 centimes d'euro. — GILE MICHEL/SIPA

La banque centrale irlandaise vient de décider le retrait de la circulation des pièces de 1 et 2 centimes d’euro, résolvant là un dilemme économique auquel sont confrontés tous les pays de la zone euro : la valeur faciale des pièces d’un centime est inférieure à leur coût de fabrication.

Chaque pièce de 1 centime coûte 1,65 centime à frapper

Selon un rapport du plan de paiement national irlandais, repris par Le Monde, chaque pièce de 1 centime coûte en effet 1,65 centime à frapper. Et une pièce de 2 centimes coûte, elle, 1,94 centime à produire, quand le coût de fabrication d’une pièce de 1 euro est, pour sa part, estimé à 5 centimes…

Cela fait plus de deux ans que la Commission européenne réfléchit à la suppression de ces deux pièces « dénuées de valeur [aux yeux des particuliers, qui] ne les réinjectent pas dans les circuits de paiement ». La Belgique, les Pays-Bas, ou encore la Finlande ont, elles, déjà sauté le pas.

Arrondir les prix aux 5 centimes les plus proches

Le quotidien français précise aussi que ces deux pièces, qui ont coûté 1,4 milliard à la zone euro entre 2002 et 2013, sont frappées trois fois plus en Irlande que dans le reste de la zone euro. De quoi légitimer la logique de cet abandon, malgré la crainte du grand public de voir cette disparition générer une inflation.

Afin d’éviter pareille dérive, la solution envisagée serait d’arrondir les prix aux 5 centimes les plus proches pour le paiement en espèces (en dessous pour les centimes se terminant par 1, 2, 6 ou 7 ; au-dessus pour les centimes se terminant par 3, 4, 8 ou 9), et de maintenir les prix au centime près pour les paiements par carte et par chèque.