Centrafrique: Trois soldats accusés de viols sur des enfants formellement identifiés

ENQUETE Ces militaires sont accusés d'avoir imposés des actes sexuels à des enfants en échange de nourriture...

20 Minutes avec agence

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Un soldat français devant des réfugiés au camp de réfugiés de Mpoko, en Centrafrique, le 9 janvier 2014.
Un soldat français devant des réfugiés au camp de réfugiés de Mpoko, en Centrafrique, le 9 janvier 2014. — Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Six mois après la diffusion du rapport accablant diffusé par The Guardian, RTL affirme, ce mercredi, que trois soldats français accusés de viol sur des enfants en Centrafrique auraient été formellement identifiés.

Au total, 13 militaires sont actuellement mis en cause dans cette affaire, dont les actes auraient été commis entre décembre 2013 et 2014 et avaient entraîné l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris, en juillet 2014. Les informations diffusées jusqu’alors faisaient état de « très peu » de soldats identifiés, rappelle RTL. Ces trois militaires auraient imposé fellations et sodomies en échange de nourriture, précise la radio.

Accusations fragiles et témoignages contradictoires

Pour rappel, lors de la révélation du scandale, 14 militaires français étaient soupçonnés d’avoir imposé des actes sexuels à des enfants en échange de nourriture. Mais, en septembre, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), dont relèvent les militaires impliqués, avait indiqué avoir reçu 17 signalements d’exploitation et d’abus sexuels, dont 13 impliquant des soldats.

Pour l’heure, croit savoir RTL, confirmer ces allégations apparaît « très difficile en raison d’accusations fragiles et de témoignages parfois contradictoires ». Certains enfants auraient, en effet, reconnu avoir imaginé les viols et tous n’ont cependant pas encore été entendus.

>> A lire ici : Soupçons de viols en Centrafrique : L’armée française sait-elle depuis mai 2014 ?

La mention des soldats accusés par ces enfants, sous la forme de surnoms (Alpha, Buzz, Virgile, etc.), complique également leur identification, détaille encore la radio. Les enquêtes se poursuivent aussi bien du côté français que centrafricain.