Vapeurs de phosphore : 152 Ukrainiens hospitalisés

— 

Cent cinquante-deux Ukrainiens ont été hospitalisées, selon le dernier bilan officiel jeudi, après le déraillement du train contenant des vapeurs toxiques. Le diagnostic établi pour tous les blessés évoque «un empoisonnement aux vapeurs de phosphore» ont précisé les secouristes, tout en assurant que les jours des blessés ne sont pas en danger.

Les secouristes se veulent rassurants

La situation revenait à la normale mercredi dans l'ouest de l'Ukraine après le déraillement d'un train transportant du phosphore jaune, très toxique, dans la région de Lviv. Les secouristes se veulent désormais rassurant et affirment que la population locale n'est plus menacée. «Aucune menace n'existe pour le moment. Le feu a été éteint et la fumée toxique ne se propage plus», a déclaré à l'AFP Oleg Chtangret, un porte-parole de l'antenne régionale du ministère des Situations d'urgence.



Traces de phosphore


Des analyses de l'air, du sol et de l'eau sur place et dans les alentours du site de l'accident ont néanmoins révélé une hausse du taux de phosphore «dépassant de deux à trois fois la norme» dans son épicentre, soit un territoire «d'environ un km2», a-t-il précisé.

Dans les localités voisines, dont la plus proche, le village d'Ojydiv, est distant de trois kilomètres du lieu de l'accident, les analyses correspondent aux normes officielles, a affirmé Chtangret. Le ministère de l'Environnement a affirmé pour sa part dans un communiqué que le taux de phosphore dans l'air dépassait les normes de plusieurs dizaines de fois dans deux villages, Angelivka et Lisne, mais qu'aucune pollution des eaux ou du sol n'avait été découverte.

Pays limitrophe de l’Ukraine, la Roumanie a également tenu à éviter toute panique en affirmant, par la voix de son ministre de l’Environnement, que le pays «ne sera pas affecté» par le nuage. «La barrière naturelle séparant les deux pays nous offre la garantie que ce nuage se dispersera et n'affectera pas la Roumanie», a soutenu Attila Korodi.

Retour au calme en Ukraine


Après l'évacuation de quelque 800 à 900 personnes et une vague de panique mardi, les riverains retrouvaient leur calme et cessaient de se couvrir la peau et la tête et de porter des masques, selon l’AFP. Sur le site même de l'incident, seuls les pompiers portaient encore des combinaisons de protection, les responsables locaux ayant de nouveau opté pour les manches courtes et abandonné le masque, selon la chaîne de télévision Kanal 5.