Plus de peine de mort, mais la prison à vie pour les infirmières bulgares

LIBYE Les familles des enfants contaminés ont accepté...

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La plus haute instance judiciaire libyenne a décidé mardi, en dernière instance, de commuer en peine de prison à perpétuité la peine de mort infligée à cinq infirmières et à un médecin bulgares. Condition sine qua non, les familles des enfants libyens contaminés par le sida avaient auparavant renoncé à la peine de mort pour les infirmières bulgares.

«Toutes les familles ont reçu les dédommagements»

«Nous avons renoncé à la peine de mort contre les infirmières, après que toutes nos conditions ont été remplies», a déclaré à l'AFP le porte-parole des familles, Idriss Lagha. Un document signé a été transmis à la Fondation Kadhafi, qui a mené les négociations avec les familles, selon la même source.

Celle-ci le remettra à son tour au Conseil supérieur des instances judiciaires, un organe qui dépend directement du ministre de la Justice, qui doit se réunir mardi soir pour décider du sort des condamnés, détenus depuis 1999, a-t-il ajouté. «Toutes les familles ont reçu les dédommagements», a précisé Lagha.

Le Conseil supérieur des instances judiciaires libyennes a le pouvoir de modifier ou même d'annuler le verdict de la Cour suprême, qui avait confirmé le 11 juillet la condamnation à mort des six praticiens, accusés d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, deuxième ville de Libye, dont 56 sont décédés.

L'extradition en question

Le 10 juillet dernier, la Fondation Khadafi avait annoncé qu'un accord sur les compensations financières aux familles des victimes avait été trouvé.

Reste la délicate question de l'extradition des infirmières et du médecin palestinien. Si la justice lybienne confirme que la peine de mort est commuée en peine de prison, la Bulgarie devrait demander à ce que ses ressortissants purgent leur peine dans leur pays.