Des groupes palestiniens appellent à un «vendredi de la révolution»

MONDE Ils ont appelé à manifester en Cisjordanie et dans la  bande de Gaza…

A.Ch. avec AFP

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Un Palestinien lance une pierre en direction de l'armée israélienne dans la ville de la bande de Gaza de Bureij, le 15 octobre 2015
Un Palestinien lance une pierre en direction de l'armée israélienne dans la ville de la bande de Gaza de Bureij, le 15 octobre 2015 — Mohammed Abed AFP

La Cisjordanie et la bande de Gaza pourraient connaître ce vendredi de vastes manifestations après l'appel de groupes palestiniens à un « vendredi de la révolution ». Cet appel intervient alors que le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra une réunion d'urgence à la demande de la Jordanie, à New York.

L’armée israélienne en renfort

La police israélienne a annoncé dès jeudi soir que seuls les hommes de plus de 40 ans seront autorisés à pénétrer pour la prière du vendredi dans l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est, « dans le cadre des mesures destinées à empêcher toute attaque terroriste ». Ce jeudi, les forces israéliennes étaient déployées massivement à Jérusalem, les policiers et les garde-frontières, fusils en bandoulière, scrutaient les alentours sur les places publiques, aux carrefours et sur les grands axes, déambulant là où on ne les voyait pas auparavant. Trois cents soldats viendront dimanche à Jérusalem pour prêter main forte aux policiers, a dit l'armée.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est redit prêt à rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas, tout en lui reprochant d'encourager la violence. « Il est temps que le président Abbas cesse non seulement de justifier les violences, mais d'appeler aux violences », a dit Benjamin Netanyahu à la presse. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a fait des déclarations similaires. « Le président Abbas s'est engagé en faveur de la non-violence. Il doit condamner (la violence), haut et fort », a-t-il souligné auprès de la radio NPR News, qui a dévoilé des extraits d'une interview devant être diffusée vendredi. « Et il ne doit pas se livrer à une incitation dans le registre de ce qu'il a parfois été entendu dire. Donc ça doit s'arrêter", a poursuivi John Kerry, qui prévoit de se rendre dans la région « dans les prochains jours ».

32 morts

La Cisjordanie occupée et Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée par Israël, sont secouées depuis le 1er octobre par des heurts entre jeunes lanceurs de pierres et soldats israéliens, des agressions entre Palestiniens et colons, et des attentats, principalement à l'arme  blanche, qui font redouter une nouvelle intifada.

Les violences ont fait 32 morts, dont plusieurs auteurs d'attentats, et des centaines de blessés côté palestinien, ainsi que sept morts et des dizaines de blessés côté israélien. Elles se sont étendues le 9 octobre, après la prière hebdomadaire précisément, à la bande de Gaza, coupée géographiquement de la Cisjordanie par le territoire israélien, et cadenassée par les blocus israélien et égyptien. Le gouvernement israélien a annoncé mercredi matin une série de mesures pour endiguer la vague de violences, qui venait de culminer avec la mort de trois Israéliens mardi dans une attaque à la voiture bélier et le premier attentat à l'arme à feu dans un bus depuis le début de l'escalade le 1er octobre.