Sofia espère un dénouement rapide pour les infirmières bulgares

LIBYE La décision du Conseil supérieur des instances judiciciaires libyennes est attendue ce mardi soir...

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Les familles des enfants libyens contaminés par le sida ont indiqué mardi avoir commencé à recevoir des dédommagements financiers en contrepartie de leur renonciation à la peine de mort à l'encontre des infirmières et du médecin bulgares.
Les familles des enfants libyens contaminés par le sida ont indiqué mardi avoir commencé à recevoir des dédommagements financiers en contrepartie de leur renonciation à la peine de mort à l'encontre des infirmières et du médecin bulgares. — Mahmud Turkia AFP/Archives

Le Premier ministre bulgare, Serguei Stanichev, a déclaré mardi espérer un dénouement «dans les plus brefs délais» et «dans la dignité» de l'affaire des infirmières et du médecin d'origine palestinienne condamnés à mort en Libye sous l'accusation d'avoir inoculé le virus du sida.

«Sortir avec dignité»

«Nous sommes à l'étape finale de ce procès. J'espère que nous pourrons réussir et sortir avec dignité de cette situation», a-t-il déclaré à des journalistes à Sofia alors qu'une décision du Conseil supérieur des instances judiciciaires libyennes était attendue dans la journée.

Cet organe politique présidé par le ministre de la Justice a le pouvoir de gracier les condamnés ou de commuer la peine capitale en peine de prison, avant une éventuelle extradition vers la Bulgarie.

Mardi matin, les familles des enfants libyens contaminés par le sida ont indiqué avoir commencé à recevoir des dédommagements en argent liquide. Il s'agit d'une contrepartie de leur renonciation à la peine de mort à l'encontre des infirmières et du médecin bulgares.

«Les familles ont reçu leurs chèques dans la nuit (de lundi à mardi) et ont commencé ce matin à retirer l'argent des banques», a indiqué à l'AFP le porte parole des familles Idriss Lagha.

Les infirmières bulgares et le médecin palestinien, qui a obtenu la nationalité bulgare récemment, sont accusés d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, deuxième ville de Libye, dont 56 sont décédés. Détenus depuis 1999, ils clament leur innocence, affirmant que leurs aveux ont été arrachés sous la torture.

«Demande de pardon»


Toutefois, pour mettre toutes les chances de leur côté, ils ont déposé une «demande de pardon et de clémence» auprès du Conseil supérieur des instances judiciaires.