Bénin: Une semaine de deuil national pour son ex-président Mathieu Kérékou

AFRIQUE L'homme qui a dirigé le pays pendant trente ans est mort mercredi...

N.Beu. avec AFP

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L'ex-président béninois Mathieu Kérékou, le 3 décembre 2005, à Bamako, au Mali.
L'ex-président béninois Mathieu Kérékou, le 3 décembre 2005, à Bamako, au Mali. — BASSIGNAC-POOL/SIPA

Une semaine de deuil national a débuté ce jeudi au Bénin en hommage à l’ancien président Mathieu Kérékou, mort la veille à 82 ans après avoir dirigé le pays pendant trente ans.

Les drapeaux aux couleurs rouge et jaune de la nation ont été mis en berne pendant que des hommages étaient rendus à celui qui était surnommé « le caméléon », pour avoir d’abord dirigé son pays en dictateur militaro-marxiste avant d’être démocratiquement élu. L’ancien dirigeant est mort à son domicile de Cotonou mais ni la cause exacte de son décès ni la date de ses funérailles n’ont été précisées.

Un «grand démocrate»

Le président de l’Assemblée nationale béninoise, Adrien Houngbedji, a salué « un grand homme d’Etat et de paix ». « C’est sûrement le plus grand homme d’Etat de la période postcoloniale », a dit à la presse le parlementaire qui avait été candidat contre l’actuel président Thomas Boni Yayi au départ de Kérékou, qui s’était retiré après avoir atteint la limite d’âge constitutionnelle, en 2006.

« C’est un exemple qui mérite d’être cité aujourd’hui, au Bénin et dans toute la sous-région. Par conséquent, nous devons saluer la perte d’un grand démocrate », a poursuivi Houngbedji. En France, ancienne puissance coloniale de ce qui était alors le Dahomey, le président François Hollande a rendu hommage au défunt sous l’impulsion duquel le Bénin « s’est engagé dans une transition pacifique vers la démocratie », selon un communiqué de l’Elysée.