Pierres, voitures bélier et grenades: Quelles sont les armes du conflit israélo-palestinien?

GUERRE Les armes les plus rudimentaires de l’intifada se mêlent et l’arsenal antiémeute moderne...

20 Minutes avec AFP

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Palestinians take part in an anti-Israel protest in the southern Gaza Strip town of Rafah on October 13, 2015, as a wave of stabbings has hit Israel, Jerusalem and the West Bank along with violent protests in annexed east Jerusalem and the occupied West Bank, leading to warnings that a full-scale Palestinian uprising, or third intifada, could erupt. The unrest has also spread to the Gaza Strip, with clashes along the border in recent days leaving nine Palestinians dead from Israeli fire. Photo by Abed Rahim Khatib/APAIMAGES_123401/Credit:APA IMAGES/SIPA/1510131239
Palestinians take part in an anti-Israel protest in the southern Gaza Strip town of Rafah on October 13, 2015, as a wave of stabbings has hit Israel, Jerusalem and the West Bank along with violent protests in annexed east Jerusalem and the occupied West Bank, leading to warnings that a full-scale Palestinian uprising, or third intifada, could erupt. The unrest has also spread to the Gaza Strip, with clashes along the border in recent days leaving nine Palestinians dead from Israeli fire. Photo by Abed Rahim Khatib/APAIMAGES_123401/Credit:APA IMAGES/SIPA/1510131239 — APA IMAGES/SIPA

La nouvelle confrontation entre Israéliens et Palestiniens met aux prises les armes les plus rudimentaires et les plus emblématiques de l’intifada (soulèvement) et l’arsenal antiémeute moderne. Voici un tour d’horizon de l’armurerie utilisée actuellement sur la zone du conflit.

- Les pierres : Le stock en est inépuisable et disponible partout. Simples cailloux ou bouts de parpaings, c’est l’arme emblématique de l’intifada. Elles sont lancées à la main, au lance-pierre ou à la fronde.

- Cocktail Molotov : Les Palestiniens les préparent à même le sol, dans des bouteilles remplies d’un mélange de combustible enflammé avec un linge imbibé servant d’amorce. Lancés, ils éclatent au sol dans une gerbe de feu.

- Couteaux de combat : Les attaques à l’arme blanche contre les Israéliens de la part de Palestiniens isolés se sont multipliées. Ce sont des couteaux de combat pour certains, des ustensiles de cuisine pour d’autres, voire des tournevis.

- Voitures-béliers : Le conducteur lance son véhicule sur un groupe, à un arrêt de bus par exemple. Ce mode opératoire reproduit, aux yeux des Palestiniens, celui employé par des colons pour renverser des enfants dans la Cisjordanie occupée par Israël.

(Des armes à feu ont été employées pour assassiner un couple de colons et dans un bus de Jérusalem mais leur usage reste une exception pour l’instant. Quant aux explosifs qui ont semé la terreur chez les Israéliens pendant la deuxième Intifada, le seul cas rapporté par la police israélienne récemment est une tentative déjouée avec une bonbonne à gaz et des produits inflammables)

- Gaz lacrymogènes : Les Israéliens peuvent les employer à courte distance sous la forme de grenade à main ou avec des dispositifs à longue portée. Sans protection, l’effet est difficilement supportable sur les yeux et les voies respiratoires.

- Grenades assourdissantes : Lorsqu’elles éclatent, ces grenades manuelles provoquent un effet de sidération pendant quelques secondes.

- Skunk : (de l’animal « putois » en anglais) Ce liquide visqueux et pestilentiel développé il y a quelques années est projeté à haute pression à l’aide de camions-citernes. Il imprègne les vêtements de manière irréversible.

- Balles caoutchoutées : Ces munitions tirées au fusil et recouvertes d’une enveloppe de caoutchouc sont censées repousser les manifestants. Elles peuvent cependant causer des blessures graves, mortelles dans certains cas.

- Ruger : Cette arme de sniper, de calibre 22, était déjà utilisée en Cisjordanie. Le gouvernement israélien vient d’en autoriser l’emploi à Jérusalem. L’armée dit ne s’en servir qu’en dernier recours. Dans une manifestation près de Naplouse début octobre, 55 Palestiniens ont été blessés de la sorte en quelques heures, ont constaté des journalistes de l’AFP.

- Autres moyens de dispersion : L’armée a dit à l’AFP utiliser des fumigènes pour bloquer le champ de vision des manifestants et des « machines à cris » qui produisent des « sons effrayants » destinés à désorienter les lanceurs de pierres ainsi que des « balles en mousse » qui font le bruit d’une balle réelle mais ne causent pas de dégâts.