Jérusalem: Trois Israéliens tués dans deux attentats

ISRAEL Les bus sont à nouveau la cible d'attentats...

O. G. avec AFP

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Les secours aident les blessés après l'attaque d'un bus par des Palestiniens à l'est de Jérusalem mardi 13 octobre 2015.
Les secours aident les blessés après l'attaque d'un bus par des Palestiniens à l'est de Jérusalem mardi 13 octobre 2015. — AFP

Jérusalem connaissait mardi sa journée la plus sanglante depuis le début de l'escalade des violences entre Israéliens et Palestiniens: trois Israéliens ont été tués et plusieurs autres blessés dans deux attaques, dont l'une à l'arme à feu.

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Un agresseur tué

Au moins l'un des trois auteurs palestiniens des deux attentats a été tué, les deux autres ayant été blessés par balles, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

Un attentat dans un bus

Dans la matinée, deux Palestiniens ont semé la terreur sur la ligne de bus 78 dans le quartier juif d'Armon Hanatziv à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël. L'un d'eux a ouvert le feu avec son pistolet sur les 15 passagers présents dans le bus tandis que l'autre était armé de deux couteaux, a indiqué Micky Rosenfeld. Un homme de 60 ans est mort sur place et un autre passager a succombé à ses blessures, selon M. Rosenfeld. Trois autres passagers ont été blessés, selon les secours. Un des deux auteurs a été tué, le second blessé par balles par la police.

C'est la première fois que des individus ouvrent le feu dans un bus depuis le 1er octobre et l'abrupte montée de tensions que rien ne semble pouvoir arrêter. Cet attentat ne va pas manquer, dans une ville déjà à cran, de ranimer le souvenir des intifadas de 1987 et de 2000, lorsque les transports publics étaient une cible privilégiée des attentats.

Dix blessés

Quelques minutes plus tard, un Palestinien a foncé avec sa voiture sur des piétons à un arrêt de bus dans un quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem-Ouest, tuant une personne et blessant légèrement une autre. Il est ensuite sorti de sa voiture, encastrée dans l'abribus, et a poignardé plusieurs passants, avant d'être blessé par balles, selon la police.Au total, dix personnes ont été blessées dans les deux attentats, selon les secours.

Une réunion du cabinet en urgence

Le cabinet rapproché du Premier ministre Benjamin Netanyahu a décidé de se réunir en urgence. Le gouvernement pourrait prendre la mesure drastique de boucler les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est, selon la porte-parole de la police Luba Sarmi.

Tensions ravivées depuis le 1er octobre

Les responsables politiques ont été impuissants jusqu'alors à stopper la spirale des violences. Les Palestiniens vont saisir la justice internationale contre Benjamin Netanyahu et son ministre de la défense Moshé Yaalon sur les conditions dans lesquelles les forces israéliennes ont neutralisé des auteurs d'attentats, a dit Saëb Erakat, numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), parlant d'exécutions extrajudiciaires.

Cette annonce semble loin de pouvoir dissiper les tensions qui, plus ou moins latentes depuis des mois, se sont brutalement amplifiées après l'assassinat de deux colons en Cisjordanie occupée le 1er octobre.

Grève chez les Arabes israélien

Les violences ont fait sept morts côté israélien et plus de 25 côté palestinien, dont plusieurs auteurs d'attentat. Elles se sont étendues à la bande de Gaza, territoire séparé de la Cisjordanie avec laquelle elle est censée former un futur Etat palestinien.

L'agitation a gagné la communauté des Arabes israéliens (17,5% de la population), ces descendants des Palestiniens restés sur le territoire israélien après 1948 qui sont citoyens israéliens et largement solidaires des Palestiniens des Territoires. Ils étaient appelés mardi à une grève générale dans un climat de suspicion croissante entre les différents groupes sociaux.