Proche-Orient: Deux Palestiniennes tuées dans un raid israélien à Gaza, la colère gronde

PROCHE-ORIENT La police israélienne affirme par ailleurs avoir déjoué un attentat suicide en Cisjordanie...

20 Minutes avec AFP

— 

Les forces israéliennes utilisent du gaz lacrymogène face à des Palestiniens près de Ramallah, le 10 octobre 2015.
Les forces israéliennes utilisent du gaz lacrymogène face à des Palestiniens près de Ramallah, le 10 octobre 2015. — Majdi Mohammed/AP/SIPA

De nouvelles violences qui font craindre une troisième intifada au Proche-Orient. Dimanche matin, une femme enceinte et sa fille âgée de deux ans ont été tuées dans un raid aérien israélien, tandis qu’en Cisjordanie, une Palestinienne a été blessée par l’explosion d’une bombe qu’elle transportait dans sa voiture à un poste de contrôle de la police près de la colonie de Maalé Adoumim. Elle préparait, selon la police israélienne, un attentat suicide.

Les violences ont en outre fait deux morts palestiniens de plus samedi à la frontière entre Israël et la bande de Gaza tandis que des milliers de personnes signifiaient lors de funérailles que la colère n’était pas près de retomber. A Jérusalem-Est, deux Palestiniens de 16 et 19 ans ont par ailleurs été abattus par les policiers israéliens près de la Vieille ville, après avoir, dans deux nouvelles attaques, blessé au couteau deux juifs ultra-orthodoxes ainsi que deux policiers israéliens. Pour la deuxième journée consécutive, des centaines de Palestiniens ont défié les soldats israéliens postés de l’autre côté de la barrière séparant Gaza d’Israël.

Soulèvements populaires contre l’occupation israélienne en 1987 et 2000

Déclenchées le 1er octobre avec une attaque qui a coûté la vie à deux colons israéliens en Cisjordanie occupée, ces violences ont réveillé le spectre d’une troisième intifada après les soulèvements populaires palestiniens contre l’occupation israélienne de 1987 et 2000. Les experts estiment qu’on n’en est pas là mais mettent en garde contre le risque qu’un incident grave ne mette le feu aux poudres. Le Hamas, dont le chef a parlé d’une nouvelle « intifada », pourrait ne pas avoir intérêt à envenimer les choses, estiment les analystes, car il se reconstruit après la guerre de 2014.

Vingt et un Palestiniens ont été tués, dont sept auteurs présumés d’attaques à l’arme blanche, ainsi que quatre Israéliens depuis le 1er octobre. Israël a arrêté 400 Palestiniens, dont la moitié âgés de 14 à 20 ans, selon le Club des prisonniers palestinien.