Mistral: La France a signé la vente à l'Egypte des navires refusés à la Russie

ARMEMENT En visite au Caire, le Premier ministre Manuel Valls a finalisé la vente...

20 Minutes avec AFP

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Le Vladivostok, l'un des deux porte-hélicoptères de type Mistral, en 2014 à Saint-Nazaire, destinés à la Russie et finalement vendus à l'Egypte.
Le Vladivostok, l'un des deux porte-hélicoptères de type Mistral, en 2014 à Saint-Nazaire, destinés à la Russie et finalement vendus à l'Egypte. — David Vincent/AP/SIPA

C’est signé. Le Premier ministre français Manuel Valls a finalisé samedi au Caire la vente à l’Egypte des deux navires de guerre Mistral initialement destinés à la Russie. Paris avait annulé l’achat par Moscou à cause de la crise ukrainienne.

François Hollande avait annoncé le 23 septembre qu’il s’était mis d’accord sur cette vente avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Pour un montant d’environ 950 millions d’euros, avait-on alors précisé au sein du gouvernement français.

Ce nouveau contrat illustre le spectaculaire rapprochement de Paris depuis moins d’un an avec le régime d’Abdel Fattah al-Sissi, l’ex-chef de l’armée qui a destitué en 2013 le président islamiste élu Mohamed Morsi et réprime depuis, de manière implacable, ses partisans, mais aussi toute forme d’opposition. Le président français avait alors invoqué le rôle essentiel selon lui de l’Egypte dans la lutte contre le terrorisme, notamment contre Daesh.

D'autres gros contrats

La France a d’ailleurs déjà signé avec l’Egypte de très gros contrats de vente d’armements. Le Caire a acheté en février 24 avions de combat Rafale, une frégate multimissions FREMM et des missiles, pour un total estimé à 5,2 milliards d’euros avec équipements et formation.

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Les deux Mistral, des bâtiments de projection et de commandement (BPC) ultra-sophistiqués, seront livrés début mars à l’Egypte et quatre mois de formation en France d’environ 400 marins égyptiens sont prévus dans le contrat, a-t-on indiqué au ministère français de la Défense en septembre.

Une source gouvernementale française avait ajouté que l’Arabie saoudite devait participer à l’achat par l’Egypte de ces deux navires à un niveau « significatif ».