Manuel Valls en Egypte pour la première étape d'un voyage de quatre jours

DIPLOMATIE Le Premier ministre entame une tournée diplomatique... 

Julien Sofianos

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Manuel Valls à Chassieu près de Lyon, le 1er octobre 2015
Manuel Valls à Chassieu près de Lyon, le 1er octobre 2015 — Philippe Desmazes AFP

La Jordanie, L’Arabie Saoudite mais d’abord l’Egypte. Manuel Valls est attendu samedi par les autorités égyptiennes pour la première étape d’une tournée de quatre jours au Moyen-Orient.

Dans un contexte économique favorable à la France en Egypte, le Premier ministre sera reçu par le président Abdel Fattah al-Sissi avant de s’entretenir avec le Premier ministre Chérif Ismaïl.

Une coopération militaire active

Au niveau militaire, la coopération est particulièrement active. Après l’annulation de la vente à la Russie des deux navires de guerre Mistral en raison de la crise en Ukraine, la France a trouvé un accord avec Le Caire, qui les achètera pour environ 950 millions d’euros.

Les services du Premier ministre français relevaient toutefois juste avant la visite que les deux pays étaient « en phase de finalisation du contrat commercial » pour la cession de ces bâtiments de projection et de commandement (BPC) ultra-sophistiqués, donnant à penser que certains détails devaient être encore réglés.

Le Caire est également aussi intéressé par la poursuite de l’extension et l’aménagement du métro du Caire déjà largement menés par des sociétés françaises, ainsi que par des satellites de communication.

Droits de l’Homme en Egypte

Mais M. Valls entend aussi passer en revue au Caire, et lors des autres étapes de son périple, les différents conflits régionaux, comme la Syrie et l’intervention russe dans ce pays ou les fortes tensions actuelles entre Israéliens et Palestiniens.

La question des droits de l’Homme sera également évoquée au Caire, selon les services de M. Valls, qui insistent toutefois sur « la discrétion » qu’entend déployer le Premier ministre sur le sujet, une garantie d'« efficacité ».

Le président Sissi, qui a destitué en 2013 son prédécesseur élu, l’islamiste Mohamed Morsi, et réprime implacablement ses partisans et toute autre forme d’opposition, est accusé par les organisations internationales de défense des droits de l’Homme de diriger un régime ultra-répressif.

Les questions de sécurité et de défense et la lutte contre le terrorisme seront également abordées.