Accord financier pour les infirmières bulgares

LIBYE Les familles des victimes auraient accepté l'abandon de la peine de mort contre...

avec AFP

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Cette visite intervient au lendemain de la confirmation de la peine de mort pour les cinq infirmières et le médecin bulgares accusés d'avoir inoculé le virus du sida à des centaines d'enfants en Libye.
Cette visite intervient au lendemain de la confirmation de la peine de mort pour les cinq infirmières et le médecin bulgares accusés d'avoir inoculé le virus du sida à des centaines d'enfants en Libye. — Mahmud Turkia AFP/Archives

Les familles des victimes libyennes impliquées dans l'affaire des infirmières bulgares condamnées à mort en Libye, «auraient accepté le principe d'un dédommagement d'un million de dollars (725.000 euros) par famille», soit plus de 400 millions de dollars au total (291 millions d'euros), a affirmé samedi à l'AFP une source proche du dossier.

Détenus depuis 1999, cinq infirmières et un médecin palestinien naturalisé bulgare, accusés d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants dont 56 sont décédés dans un hôpital libyen, ont vu mercredi leur condamnation à mort confirmée.

Toutefois Tripoli avait annoncé la veille qu'un compromis financier avait été trouvé avec les familles des victimes permettant de ne pas appliquer la sentence, mais sans en dévoiler les termes précis.

Peine de mort commuée en prison

Cet «accord ouvre la voie à la possibilité que la peine de mort soit commuée en une peine de prison à vie qu'ils pourraient effectuer en Bulgarie», a par ailleurs affirmé samedi l'un des avocats des infirmières, le Français Emmanuel Altit.

Le compromis a été trouvé par la Fondation Kadhafi, une association caritative présidée par Saif el-Islam, le fils du numéro un libyen, Mouammar Kadhafi, qui sert d'intermédiaire auprès des familles de victimes.

«Les familles auraient accepté le principe d'un dédommagement d'un million de dollars. Mais cela ne veut pas dire qu'elles vont finalement toucher l'argent», a expliqué pour sa part une source proche du dossier.

«Effacer la dette de la Libye»

Certains pays de l'Union européenne comme la Croatie ou la République tchèque pourraient «effacer la dette de la Libye envers eux pour montrer leur bonne volonté et aider dans ce dossier», selon cette source.

«Tout le monde a intérêt à entretenir le flou car ce compromis entre dans le cadre d'un accord plus large entre la Libye et les pays occidentaux», a-t-elle poursuivi.

La possibilité accordée récemment en Ecosse à un ex-agent secret libyen de faire de nouveau appel de sa condamnation pour l'attentat de Lockerbie (270 morts en 1988) «fait évidemment partie d'un accord plus global» que recouvre l'affaire des infirmières, a-t-elle encore expliqué.