Trois nouvelles attaques au couteau mettent les Israéliens en «état d’alerte maximale»

MONDE Malgré les appels au calme lancés par les deux camps, les tensions entre Palestiniens et Israéliens ne cessent de s’étendre…

20 Minutes avec AFP

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Jérusalem, le 8 octobre 2015. Un Palestinien a poignardé un juif de 25 ans.
Jérusalem, le 8 octobre 2015. Un Palestinien a poignardé un juif de 25 ans. — GALI TIBBON / AFP

Le quotidien Yedioth Ahronoth a qualifié la journée de mercredi de «jour de la terreur». Comment le journal appellera-t-il celle de jeudi? Israël est, plus que jamais, en alerte pour tenter d’enrayer les attaques menées par des Palestiniens qui se poursuivent une semaine après le début d’une flambée de violence.

Ce jeudi, une soldate a été blessée à coups de tournevis à Tel-Aviv et souffre de graves blessures, selon la police et l’armée israéliennes. Un peu plus tôt, c’est un Palestinien de 19 ans, du camp de réfugiés de Chouafat à Jérusalem-Est, qui s’en est pris, lui-aussi, couteau à la main, à un Juif orthodoxe sur un des grands axes de la ville sainte.

Eclairage: Les violences gagnent le cœur d'Israël

L’Agence France Presse rapporte également qu’une autre attaque du même type s’est produite près d’une colonie en Cisjordanie. Cela porte à huit le nombre d’attaques au couteau commis en l’espace de six jours. Quatre des auteurs présumés de ces attaques ont été tués par les forces israéliennes.

Une période comparable aux «intifadas» de 1987 et 2000

Mercredi soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé les Israéliens à un «état d’alerte maximale» devant les violences qui secouent Jérusalem et la Cisjordanie occupée. Les experts commencent même à comparer la période avec les intifadas de 1987 et 2000.

Les Palestiniens, souvent des jeunes, laissent exploser leur colère contre des décennies d'occupation et d'attente de leur Etat, qui électrisaient déjà leurs parents. L'esplanade des Mosquées à Jérusalem sert de cri de ralliement.

Les responsables tentent d’éviter l’escalade

Après avoir surenchéri dans les mesures sécuritaires et les déclarations musclées, Benjamin Netanyahu a semblé soucieux d'apaiser les esprits en prônant «sang-froid et résilience».

Le président palestinien Mahmoud Abbas a lui aussi paru vouloir empêcher une escalade. «Nous ne recourrons pas à la violence», a-t-il dit à Ramallah. Mais il a prôné «la résistance populaire pacifique» et lancé «au gouvernement israélien, éloignez-vous de nos lieux saints».