L’Union européenne veut accélérer le retour dans leur pays des «migrants économiques illégaux»

IMMIGRATION Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne sont réunis, ce jeudi, à Luxembourg…

20 Minutes avec AFP

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Vue aérienne du poste frontière entre la Hongrie et la Serbie, près de la ville serbe de Horgos, où s'entassent les migrants désormais bloqués par les autorités de Budapest, le 16 septembre 2015
Vue aérienne du poste frontière entre la Hongrie et la Serbie, près de la ville serbe de Horgos, où s'entassent les migrants désormais bloqués par les autorités de Budapest, le 16 septembre 2015 — ISTVAN RUZSA AFP

En 2014, seuls 39 % des migrants illégaux faisant l’objet d’une obligation de quitter l’Union européenne ont réellement quitté le territoire. Les gouvernements de l’Union européenne semblent d’accord pour accueillir les migrants chassés de chez eux par les conflits mais veulent, en parallèle, accélérer les mesures de retour dans leurs pays de ceux qu’on appelle les « migrants économiques ».

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Réunis à Luxembourg, ce jeudi, les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne doivent se concerter avec leurs homologues de la « Route des Balkans » (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine, Monténégro, Servie et Kosovo) sur le sujet.

« Réprimer ceux qui abusent »

« Nous pouvons accepter et soutenir les gens qui ont besoin d’une protection (les réfugiés, ndlr) seulement si ceux qui n’en ont pas besoin ne viennent pas ou sont renvoyés rapidement », a estimé le ministre allemand de l’Intérieur Thomas de Maizière.

« Il faut réprimer ceux qui abusent de notre système d’asile », a martelé de son côté la ministre de l’Intérieur britannique Theresa May. Ce dossier sera l’un des sujets majeurs du sommet prévu les 11 et 12 novembre à La Vallette (Malte), qui va réunir l’UE et des pays africains, selon plusieurs diplomates.

La question de la maîtrise des frontières

Par ailleurs, les ministres de l’Intérieur se penchent jeudi sur la manière de reprendre la maîtrise des frontières extérieures de l’UE, apparues comme perméables au point de conduire plusieurs Etats à rétablir provisoirement des contrôles aux frontières nationales à l’intérieur de l’espace Schengen.

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Enfin, un point doit être fait jeudi sur la gestion des « hotspots » en Italie et en Grèce, où sont en train d’être mis sur pied des centres d’accueil et d’enregistrement des migrants.

C’est là que doit être opéré un premier « tri » entre les arrivants dont la vie n’est pas menacée dans leur pays, et qui doivent donc être rapatriés, et ceux qui peuvent prétendre au statut de réfugiés.