Irak: Daesh aurait utilisé du gaz moutarde sur des combattants kurdes

IRAK L'utilisation d'armes chimiques serait attestée par des analyses de sang, affirment les autorités du Kurdistan autonome...

M.C.

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Une opération militaire lancée contre Daesh par les peshmergas au nord de Bagdad, le 30 septembre 2015.
Une opération militaire lancée contre Daesh par les peshmergas au nord de Bagdad, le 30 septembre 2015. — Uncredited/AP/SIPA

Les djihadistes de nouveau accusés d’utiliser des armes chimiques. Les analyses de sang de 35 combattants peshmergas qui affrontent Daesh en Irak auraient mis en évidence des traces de l’utilisation de gaz moutarde, affirment les autorités du Kurdistan autonome, sans préciser si le gaz a fait des victimes chez les combattants, ni la gravité de leurs blessures.

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Ces peshmergas auraient été exposés au gaz lors d’affrontements près de la ville de Makhmour, dans le nord de l’Irak, au cours desquels 37 obus de mortier auraient été tirés, libérant « de la fumée blanche » ainsi qu’un « liquide noir », toujours selon les autorités kurdes. Celles-ci précisent que l’analyse sanguine a été effectuée dans un laboratoire hors d’Irak.

Mi-août, des combattants kurdes avaient affirmé avoir été la cible d’armes chimique, des allégations relayées par l’armée allemande et jugées « plausibles » par les Etats-Unis. Les Unités de protection du peuple kurde (YPG, principale force kurde syrienne), l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et des experts avaient déjà signalé en juillet des attaques à l’arme chimique dans la province d’Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, contre des combattants kurdes. Ces combattants avaient dit avoir saisi des masques à gaz appartenant à Daesh, estimant dès lors que les djihadistes préparent d’autres attaques chimiques.