Syrie: Obama hausse (un peu) le ton contre Poutine

MONDE Pour le président américain, la Russie doit reconnaître qu'Assad doit partir...

P.B.

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Barack Obama s'exprime sur la situation en Syrie, le 2 octobre 2015.
Barack Obama s'exprime sur la situation en Syrie, le 2 octobre 2015. — SIPANY/SIPA

Il a du mal à cacher son agacement. Coincé entre les lentes négociations internationales et des républicains qui l’accusent d’être « faible », Barack Obama a haussé le ton sur le dossier syrien, vendredi. Mais dans la pratique, il ne semble pas avoir décidé de changer de cap.

Faisant écho aux propos de François Hollande, le président américain a jugé que l’approche actuelle de Moscou, qui revient à considérer que les opposants au régime sont « tous des terroristes », était synonyme « la recette d’un désastre assuré ». Il l’a martelé, « seule la Russie et l’Iran soutiennent » Assad, et « le reste du monde est uni ».

« Pas de guerre par procuration »

Si Washington et Moscou sont dans deux camps opposés sur la Syrie, il ne s’agit « pas d’une guerre par procuration » entre les deux puissances, assure Obama. Selon lui, Poutine bombe le torse « par faiblesse » car l’économie russe est sinistrée et qu’il compense en faisant preuve de puissance. Mais, jure Obama, « la Russie est plus isolée que jamais ».

Selon le président américain, la « porte reste ouverte à un consensus à condition que Moscou reconnaisse qu’une transition vers un nouveau régime » sans Assad est nécessaire en Syrie. « Nous avons un ennemi commun, c’est Daesh », a-t-il conclu.