Le pape François a reçu un couple gay lors de sa visite aux Etats-Unis

RELIGION Le souverain pontife a accueilli un des ses amis homosexuels et son compagnon à Washington le 23 septembre...

20 Minutes avec AFP

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Le pape François accueille un couple gay à l'ambassade du Vatican à Washington, le 23 septembre 2015.
Le pape François accueille un couple gay à l'ambassade du Vatican à Washington, le 23 septembre 2015. — New York Times

Si le pape François a rencontré une égérie des opposants aux mariages des couples homosexuels, lors de sa visite officielle aux Etats-Unis, il a aussi reçu un couple homosexuel. C’est ce qu’annonce le Vatican ce vendredi. L’entrevue « personnelle » a eu lieu à l’ambassade du Saint-Siège, à Washington le 23 septembre.

 

Sur une vidéo, on peut voir le souverain pontife accueillir un ami argentin de longue date, Yayo Grassi, et son compagnon, Iwan, qui vivent en couple depuis 19 ans. « Yayo Grassi, ancien étudiant argentin du pape François, qui a déjà rencontré plusieurs fois le pape, a demandé à lui présenter sa mère et plusieurs amis pendant la visite du pape à Washington », a précisé le porte-parole du Vatican Federico Lombardi dans un communiqué. « Le pape, en tant que pasteur, a gardé plusieurs liens personnels avec des gens dans un esprit de bonté, d’accueil et de dialogue », a-t-il ajouté.

Son entrevue avec opposante au mariage des homosexuels a fait couler beaucoup d'encre

Cette information filtre après plusieurs jours de polémique sur la rencontre entre le souverain pontife et la greffière Kim Davis, qui refuse dans son comté du Kentucky (centre-est des Etats-Unis) de signer des actes de mariage pour des couples de même sexe. Sans démentir l’entrevue avec Kim Davis, le Vatican s’était d’abord refusé à tout commentaire avant de publier vendredi matin un rare communiqué face à la tempête médiatique que cela a suscité aux Etats-Unis.

Le Vatican avait fait savoir dans ce communiqué que la rencontre avec Kim Davis, qui n’est pas catholique mais membre des Apostolic Christians, ne devait « pas être considérée comme une forme de soutien à sa position ».