Centrafrique: Trois manifestants tués par des Casques bleus

MONDE Des manifestants se dirigeaient à la mi-journée vers la présidence en réclamant la démission de la présidente de transition...

20 Minutes avec AFP

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Arrivée à l'hôpital d'une personne blessée lors de violences provoquées par l'assassinat d'un conducteur de moto-taxi, le 26 septembre 2015 à Bangui
Arrivée à l'hôpital d'une personne blessée lors de violences provoquées par l'assassinat d'un conducteur de moto-taxi, le 26 septembre 2015 à Bangui — EDOUARD DROPSY AFP

Ils voulaient disperser un rassemblement de plusieurs centaines de personnes qui se dirigeaient vers la présidence centrafricaine. Des casques bleus ont ouvert le feu ce lundi dans le centre de Bangui, faisant trois morts et sept blessés parmi les manifestants. La mobilisation visait à réclamer la démission de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, après les violences meurtrières du week-end.

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Catherine Samba Panza se trouve actuellement à New York pour prendre part à l’Assemblée générale des Nations unies.

Tué par « une balle perdue »

Après la dispersion de la manifestation, des tirs d’origine indéterminée ont été entendus dans un autre quartier de la capitale et un adolescent a été tué par « une balle perdue », selon cette source hospitalière.

Bangui était paralysée ce lundi par des barricades érigées sur les principaux axes de la ville, dans un climat d’extrême tension après un week-end de violences meurtrières ayant fait plus de 20 morts et une centaine de blessées et accompagnées de pillages.

Un moto-taxi égorgé

Un assassinat - dont les motifs ne sont pas établis - a servi de détonateur à cette nouvelle explosion de violences dont la capitale centrafricaine est coutumière depuis deux ans.

Selon des habitants, un conducteur de moto-taxi a été égorgé samedi matin au PK-5, ce qui a déclenché des violences dans ce quartier majoritairement musulman. Le PK-5 a été l’épicentre des massacres intercommunautaires en 2013-2014 à Bangui et il représente le dernier bastion des musulmans chassés des autres quartiers par les milices chrétiennes anti-balaka.

Des soldats français de l’opération Sangaris et des Casques bleus de la Minusca sont déployés dans le pays pour tenter de le stabiliser.