Après Ingrid Betancourt, Nicolas Sarkozy s’attaque au cas Gilad Shalit

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Nicolas Sarkozy s’attaque au cas des trois soldats israéliens enlevés en 2006 par des groupes armés. Recevant lundi leurs familles, le président français a affirmé qu’il «ferait tout pour obtenir leur libération», selon David Martinon, porte-parole de l'Elysée.
Une promesse qui n’est pas sans rappeler celle que Nicolas Sarkozy avait formulé à la famille d’Ingrid Betancourt, début juin. Il était alors personnellement intervenu auprès du président colombien.
 
Le Hezbollah «terroriste» sera à Paris
 
Face aux familles des soldats Gilad Shalit, Ehoud Goldwasser et Eldad Regev (lire l’encadré), le chef de l’Etat s’est voulu ferme, notamment contre le Hezbollah, qu’il a qualifié de «terroriste». «Il a complété en disant que son objectif était que le Hezbollah renonce à l'action terroriste et redevienne un parti politique presque comme un autre, qu'il joue le jeu de la démocratie parlementaire» libanaise, a ajouté Martinon.
 
Une rencontre interlibanaise, destinée à renouer un dialogue politique pour sortir de sept mois de crise, doit se tenir du 14 au 16 juillet prochains près de Paris avec trente à quarante délégués, dont ceux du Hezbollah. Selon David Martinon, «la venue du Hezbollah à Paris sera l'occasion de faire passer le message à ses représentants», même si  le président ne rencontrera pas ses représentants, a-t-il précisé.

A propos du soldat Shalit, franco-israélien, Nicolas Sarkozy «a dit qu'il en avait parlé avec tous les chefs d'Etat du monde arabe qu'il a reçus ces derniers jours, notamment le roi de Jordanie et le roi d'Arabie saoudite», a également souligne le porte-parole de l’Elysée.
 
Affaire emblématique
 
Nicolas Sarkozy s’empare donc d’une affaire emblématique c’est en effet l’enlèvement de ces soldats, surtout ceux qui l’ont été par le Hezbollah, qui a été à l’origine de la guerre du Liban, à l’été 2006. Depuis, les soldats sont devenus une monnaie d’échange pour le Hamas, qui a enlevé Shalit et le retient dans la bande de Gaza, et le Hezbollah, qui retient les deux autres.

Depuis leur enlèvement, les négociations entre Israël et le Hamas et le Hezbollah se poursuivent, chacune de leur côté. Lundi, Ofer Dekel, responsable israélien chargé d’œuvrer au retour des soldats, aurait transmis une liste de prisonniers du Hamas, détenus en Israël, qui pourraient être échangés contre la libération de Gilad Shalit.

Mais rien n’est encore fait: le Hamas a déjà refusé une liste faite par Israël, au motif qu’il a sa propre liste de personnes à libérer.

Gilad Shalit a été enlevé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes armés palestiniens, dont le Hamas, qui exigent la libération de prisonniers palestiniens en Israël. Ehoud Goldwasser et Eldad Regev ont été enlevés le 12 juillet 2006 par le Hezbollah chiite libanais.