Strauss-Kahn, son seul défaut: être français

Guillaume Guichard

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Si, pour le Financial Times, quotidien économique de référence, «Strauss-Kahn apparaît comme favori» dans la course à la présidence du Fonds monétaire international (FMI), tout n'est pas joué d'avance à en croire la presse internationale.

«Il pourrait rencontrer une certaine résistance transalpine, croît savoir le Wall Street Journal. L'Italie espère placer cette fois un candidat de son cru.»

Trente ans de règne

La Libre Belgique enfonce le clou: «La candidature française risque d'être un air connu pour ses partenaires européens: depuis sa naissance, l'institution a été pilotée à trois reprises par des Français, soit plus de trente années de règne sur 61 ans d'existence.» Et de lister les autres candidats européens: «Le ministre italien de l'Economie, Tommaso Padoa-Schioppa, le gouverneur de la Banque d'Italie, Mario Draghi, l'ancien président de la Banque centrale de Pologne Leszek Balcerowicz et l'ancien Premier ministre polonais Marek Belka».

Mais le socialiste français bénéficie d'un allié de poids: l'Allemagne. «L'ancien ministre des Finances apparaît comme un candidat de taille. […] Le ministre allemand des Finances l'a décrit comme un "bon candidat européen que nous regardons d'un très bon œil"», souligne le quotidien économique allemand Handelsblatt.